Guide en images des églises de Venise

San Zaccaria (Castello)

Histoire

La légende prête à Saint Magne l'origine de la première église vers 630 (voir ci-dessous). L'église primitive est fondée en 827 sous Giustiniano Partecipazio Doge et Léon V Empereur d'Orient, qui fait cadeau des reliques de Zacharie (plus un bout de la Croix et de la robe de mariée de la Vierge !), avec un couvent pour les filles de Nobles à côté. Par souci d’information, précisons que Zacharie était le père de Jean Baptiste. Très religieux avec sa femme et déjà assez âgés, ils désespéraient d’avoir un enfant, mais un miracle s’accomplit, l’Ange apparu leur prédit un enfant et effectivement, à un âge avancé, ils donnent vie à Jean Baptiste. Ne pas manquer de voir les deux toiles dans la chapelle absidiale droite de l’église San Cassiano près de Rialto (une merveille, en plus, même si l’extérieur la cache bien). Les doges la visitaient chaque année en grande pompe chaque Lundi de Pâques (le tableau en haut à droite de l'entrée le montre), certains y recevaient ici le Corno (Zoïa) ducal. Et beaucoup y ont été enterrés jusqu’au 12ème siècle. Par ailleurs, deux doges y ont été assassinés (Pietro Tradonico en 864, et Vitale II Michiel en 1172 dans le sottoportego y menant depuis le quai des Esclavons). Après quelques incendies au cours des siècles (celui de 1105 causant la mort de nombreuses religieuses), et réfections, on décide en 1170 la reconstruction "à cheval sur l'ancienne", la nef droite de la nouvelle prenant la place de l'ancienne nef gauche. Par ailleurs, le grand jardin potager qui occupait la moitié de l’espace de la Piazza à l’époque, fut vendu (cher) pour obstruer le rio et aménager la future Piazza dans l’état approximatif d’aujourd’hui. Cet argent dut servir aux reconstructions.

De nouvelles réfections et reconstructions remplacent les anciennes : la partie basse devient gothique, construite par Antonio Gambello de 1444 à 1465 (avec les marbres polychromes). Plus tard, après la mort de Gambello en 1481, la finition et la façade Renaissance sont achevées par Mauro Codussi (ou Coducci) de 1483 à 1515 : en pierre d'Istrie, un fronton à colonnes terminé par un tympan semi-circulaire (la marque de Codussi, voir San Michele, ou San Giovanni Crisostomo). Au sommet, le Rédempteur, flanqué de 4 anges. L’église est consacrée en 1543.

Le couvent bénédictin attenant est aussi reconstruit en 1456 (on dit qu'on a utilisé des matériaux provenant de Torcello en plein abandon à l'époque). Très tôt il se remplit de filles nobles vénitiennes (les cadettes en général, dépossédées des biens des parents qui léguaient tout à l’ainé). Et la vie y devient plutôt mondaine, (voir ci-desous), d’où la fermeture du monastère en 1810.

Ici a été assassiné le doge Tradenico en 864, et ici reposent 8 autres Doges. San Zaccaria est aussi connu pour son couvent aux nonnes très libertines (le fameux tableau de Francesco Guardi « le parloir des nonnes à San Zaccaria » n’en fait pas mystère, mais en revanche, ces nonnes étaient toutes des filles très riches de notables vénitiens amenées de force ici et sans vocation aucune)

Extérieur

Sur le grand campo, la façade de Codussi est imposante, et on voit un peu la transformation de l’église avec les âges : la nef gauche de l’ancienne église est remplacée par la nef droite de la nouvelle église gothique. D’ailleurs le campanile roman est très à droite de la façade, à l’emplacement de l’ancienne église, remplacé par le monastère puis devenu des lieux pour les Carabinieri (il parait qu’on peut visiter « leurs » cloîtres de leur édifice en demandant gentiment. Je le ferai la prochaine fois). Les deux premiers niveaux sont de Gambello tandis que Codussi a terminé avec l’étage supérieur typique de ses compositions (quarts de cercle aux extrémités, tympan semi circulaire, oculus, colonnes multiples).

Intérieur

L'intérieur est de Gambello, à 3 nefs, avec des colonnes aux pieds épais octogonaux. Leurs chapiteaux de G.A. Buoro (1480) rappellent, avec les aigles sculptés, la touche de l'empereur-fondateur Léon V. Sur les murs de la nef droite, on voit encore un peu les grilles en fer des ouvertures par lesquelles les nonnes du couvent voisin pouvaient assister aux célébrations sans être mélangées à l’assistance dans la nef.

A noter le déambulatoire autour de l’autel central. A noter aussi dans ce déambulatoire les chapelles latérales à 45 degrés du chœur (unique à Venise), (« Churches of Venice » indique que cette architecture proviendrait de l’abbaye de Cluny et de son Abbesse).

On refait toute la décoration intérieure en baroque (et pour ça c’est baroque de chez Baroque, mais sympathique) ou à la fin du 17ème siècle (1684 ou 1686 ?). Les murs sont remplis de tableaux absolument magnifiques (mon avis personnel, d’autres ne la partagent pas), leur nombre cachant un peu leur beauté. Les murs sont tapissés de tableaux, petits ou grands, qui donnent à l’église un air unique. On y trouve tous les peintres célèbres de Venise : Tiepolo, Palma, Bassano, le Tintoret, Bellini, Vivarini, fresques d’Andrea del Castagno, (il y en a trop). Ne pas manquer d’admirer la « Pala » de Bellini avec une magnifique Vierge à l’Enfant et l’ange musicien (il en a fait d’autres, à San Francesco della Vigna et aux Frari, entre autres). Le sculpteur Alessandro Vittoria possède son tombeau et son buste dans la nef gauche.

La chapelle Saint Athanase semble être la nef centrale et la partie droite de l’ancienne église. Elle fut transformée dans son aspect actuel vers 1595, avec de belles stalles des frères Cozzi (voir aussi les stalles encore plus imposantes et plus belles de ces mêmes frères Marco et Francesco derrière le jubé à l’église des Frari). Le retable est du Tintoret et représente la naissance de Jean Baptiste (ou dit peut être aussi celle de la Vierge ?). Une porte fait passer dans la chapelle dell’Addolorata contenant des reliques puis à la chapelle d’or.

La chapelle d’or ou de San Tarasio est dotée de 3 polyptiques (de la Vierge, an centre, du Sépulcre à droite, et de Saint Sabine à gauche) partiellement exécutés par Antonio Vivarini. L’autel central est placé sous une coupole d’Andrea del Castagno dont les magnifiques fresques datent de 1442 (et ont été redécouvertes seulement en 1923, puis restaurées en 1950). Cette chapelle est l’abside droite de l’ancienne église, et elle devint ensuite celle (inaccessible au public) des nonnes du couvent. On y a aussi retrouvé des carrelages du 9ème et 12ème siècle des églises précédentes.

Ne pas manquer pour finir (à partir de cette dernière chapelle, en-dessous) la crypte, généralement à moitié remplie de l’eau de la lagune, avec ses piliers romans et ses arcatures extraordinaires dont les piliers sont toujours dans l’eau (mais comment tout cela peut-il tenir ? Et comment les bâtisseurs de l’époque ne se sont pas posé des questions ??). On y a trouvé huit tombes de Doges.

Sur Saint Magne : l'évêque Magno (Saint Magne) est un personnage primordial dans la légende du développement de Venise au 7ème siècle. Né à la fin du 6ème siècle, d'abord ermite, il devient ensuite évêque d'Oderzo (Opitergium) et contribue à éradiquer l'arianisme dans les îles de la lagune (Venise n'existait pas, ni un gouvernement vénitien). Lorsque les Lombards et leur roi Rotari en 637 s'emparent de la ville, il émigre et crée la ville d’Eraclée (Héraclée) où il fait construire une cathédrale. Dans la foulée, on lui prête des visions divines, et des songes imagés où il reçut l'ordre de bâtir 6 églises (d'autres disent 7 comme Sanudo, ou même 8 selon Dolfin) dans les îles réaltines au 7ème siècle. Plus précisément :Saint Pierre lui commanda San Pietro di Castello là où il verrait des bœufs et des moutons, Anzolo Rafaele (Angelo Raffaele, San Raphaele Archangelo) là où, lui indiqua l'Archange en songe, il verrait un rassemblement d'oiseaux, Santa Maria Formosa là où, lui dit la Vierge qui lui apparut sous la forme d'une femme belle plantureuse, il verrait un nuage blanc descendre et rester sur le sol.San Giovanni in Bragora, (Saint Jean Baptiste), là où, lui ordonna le Saint, il verrait arriver une compagnie de grues. Santi Apostoli, car les douze apôtres lui dirent de regarder un lieu où se seraient posées douze cigognes.San Zaccaria, pour le père de Saint Jean BaptisteSan Salvador, ou le Christ lui demanda de rechercher un nuage rouge descendant sur ce lieu où bâtir une église à lui dédiée (le Sauveur).Santa Giustina (près de San Francesco della Vigna), que le Saint martyr padouan lui demanda de construire là où une vigne porterait des fruits mûrs. Saint Magne est mort en 670, et fait l'objet de nombreuses œuvres de peintres et sculpteurs vénitiens.Saint Magne est mort en 670 et fait l’objet de nombreuses œuvres de peintres et sculpteurs vénitiens.

Adresse : Campo San Zaccaria 4693 Castello

Horaires : Lun-Sam 10.00-12.00 16.00-18.00. Dim 16.00-18.00, entrée gratuite

Références :

http://www.churchesofvenice.co.uk/sanzacc.htm

rev3 27/03/2019

C’est sur ordre de Saint Magne, évêque d’Oderzo ayant reçu en songe 8 commandements de constructions d’églises à Venise, que San Zaccaria aurait été édifiée au 7ème siècle pour Jean-Baptiste.

En réalité, il y aurait eu une première église et un monastère bénédictin en 827 sous le Dogat de Giustiniano Partecipazio et avec l’aide de l’Empereur Léon V pour y mettre les reliques de Saint Zacharie (et d’autres).

Elle a été plusieurs fois incendiée, et reconstruite, aux 10ème siècle et en 1170 (tout est déplacé, la nouvelle nef droite correspond à la nef gauche de l’ancienne église), puis en 1456, et en 1515.

La partie basse est de style gothique tardif, construite sous Antonio Gambello de 1444 à 1465 (avec les marbres polychromes). Le portail est de Giovanni Buora (1483).

La finition et la façade Renaissance sont achevées par Mauro Codussi de 1483 à 1515. Zen haut, le Rédempteur, et les anges sue les côtés. Elle est consacrée en 1543.

Le financement fut aidé par la vente, par les moniales, du jardin potager qui occupait la moitié de la Piazza.

Ce qui a permis au Doge Sebastiano Ziani de combler le rio et d’agrandir la Piazza comme elle est aujourd’hui. Le campanile date de 1170, lors d’une des reconstructions de l’église.

Le campo est très grand et très calme, à un jet de pierre de la Riva degli Schiavoni et de la Piazza.

L'intérieur est d’Antonio Gambello, à 3 nefs, avec des colonnes aux pieds épais octogonaux, aux chapiteaux décorés d'aigles (référence à l’Empereur de Byzance Léon V). (visite à partir de la droite).

Contre-façade : San Zaccaria présente l'offrande de l'encens au Temple (A. Zanchi, ca 1684). Zacharie père de Jean Baptiste, était un juif très croyant.

Lui et sa femme désespéraient d’avoir un enfant, mais un miracle eut lieu. (voir sa chapelle à San Cassiano, magnifique église proche de l’erberia).

En haut, urne funéraire de Marco Sanudo, en style début Renaissance, (A. Leopardi, 1505).

Autel : Madone à l'Enfant avec St Benoît et autres Saints, (Palma le jeune 1605).

Les évêques Leonido et à gauche Bellino (Giambattista Bissoni). Ils proviennent de Padoue, ils sont placés de façon à cacher les grilles de l'étage où les Sœurs pouvaient assister à la messe sans être vues (on en voit encore des parties).

Lunette : visite pascale du Doge à l'église et au monastère (A. Zonca, 1688).

L’abbesse aurait offert au Doge Tradenico (celui qui fut assassiné plus tard) un « cornetto » (zoïa) en or, orné de pierres précieuses (le monastère accueillait les filles de riches nobles vénitiens, l’argent coulait à flots).

Deuxième autel, dédié à San Zaccaria.

Droite de l'autel en bas : Adoration des Mages (Nicolo Bambini, 1717).

En bas, la châsse du corps de Zaccharie, père de St Jean Baptiste (A. Vittoria).

Au-dessus, reliques de St Athanase d'Alexandrie mort en 373, qui a combattu l'arianisme (tout en se faisant exiler par Constantin).

Au-dessus, tableau de Zaccaria en gloire entouré d'anges (Palma le Jeune, 1599).

Dans la lunette, l'empereur Otton III visite le monastère en l'an 1001, avec le Doge Pietro II Orseolo, (Gian Antonio Fumiani) (ne pas rater San Pantalon, dont il a peint les 400 m2 du plafond avant de mourir en tombant de l’échafaudage).

A gauche de l’autel, Adoration des bergers (A. Balestra, ca 1704), au-dessus, les évêques Massimo et Fidenzio (G. Bissoni).

Ce tableau est merveilleux, il mérite le détour.

Troisième partie, avant le chœur (porte menant aux chapelles).

Cérémonie de consécration de l'église en 1543 avec le Doge Piero Lando et l'évêque de Sebenico Lucio Stofilo (D. Heintz, 18ème siècle).

Remarquer la mise en valeur du Doge et au contraire la place de l'évêque noyé dans la foule.

Au-dessus de la porte, Raphaël apporte la guérison dans la maison de Tobie pour son père malade (tout sur lui dans l’église Sant’Angelo Raffaele à Dorsoduro) (B. Strozzi, ca 1640).

A gauche de la porte, Circoncision de Jésus (A. Calvetti, ca 1710), au-dessus Saint Pierre (Bissoni). (pas d’info sur les tableaux tout à gauche).

Cette circoncision qui confirme Jésus en tant que Juif se retrouve partout à Venise.

Vue de la nef droite depuis le chœur.

Le chœur avec son maître-autel isolé et non accolé aux murs. Derrière, le déambulatoire avec l’orgue de Callido, et avec les deux chapelles latérales. Contre le pilier droit, Saint Jean Baptiste (A. Vittoria, 1545).

(crédits Didier Descouens, Wikimedia Commons)

Tout en haut à droite de la photo, la voûte de l’abside droite : la femme, la fille et les parents de Gilio, réfugiés de Padoue, débarquent sur l'île de Dorsoduro, (fresque de A. Zonca, 1684 environ)


Au-dessus du chœur, la voûte avec Saint Zacharie en gloire (fresque de G. Pellegrini, mi 18ème siècle).

Abside gauche, Attila envahit Aquilée et Gilio met sa famille à l'abri (fresque de A. Zonca 1684).

L'autel est en forme de petit temple, sur ses 4 côtés on a 4 toiles de Palma le Jeune (ca 1600) : Christ à la colonne, Christ couronné d'épines, Christ mort, et Christ ressuscité.

Christ mort, derrière le tabernacle.

Aperçu de la nef gauche depuis le chœur.

A droite, l'autel de Zaccaria, les bénitiers, l'autel, et la porte menant à la chapelle St Athanase (la sacristie aujourd’hui).

A côté en haut, monument funèbre d'Alessandro Vittoria (1525-1608), a travaillé pour SF della Vigna, SG Maggiore, SMG dei Frari, etc.)

Lunette : Transfert des corps de Saint Pancrace et Sainte Sabine de l'ancienne à la nouvelle église en 1628 (A. Zanchi, 1684).

A gauche de la porte menant à la sacristie, Présentation de Marie au Temple (A. Vassilacchi l'Aliense, 1600).

Autel de San Gerolamo (Pietro Lombardo), avec probablement le chef d’œuvre de l’église, la Conversation sacrée (G. Bellini, 1505), Madone à l'Enfant, Saint Girolamo, Pierre, Sainte Catherine, Agate, et l'ange musicien au pied.

Le tableau a été emporté par Napoléon en 1797 mais restitué en 1817 après le Congrès de Vienne, comme beaucoup d’autres œuvres pillées par Bonaparte et ramenées de force par les Autrichiens.

Lunette : Visite du Pape Benoît III en 855 au couvent des Nonnes (A. Celesti, 1684). (elles recevaient beaucoup, et les visites papales n’étaient désintéressées non plus …).

A gauche du Bellini : le mariage de la Vierge (A. Vassilacchi, dit l’Aliense, ca. 1600).

Autel de Côme et Damien (Cosma e Damiano).

Entre les 4 colonnes ouvragées, Intercession de Saints Côme et Damien pour un malade, le Christ, Zacharie et Jean (Giuseppe Porta dit Il Salviati, ca 1555).

Lunette : Le Doge Agnello Partecipazio et l'empereur Léon V reçoivent d'Orient le corps de Zacharie (A. Celesti, 1684).

Vue de la nef gauche depuis le portail d’entrée. On passe dans les chapelles par la porte au fond.

Chapelle St Athanase (avant, le chœur des Moniales, c’est-à-dire celui de l’ancienne église du 11ème siècle.

Au-dessus de la porte, Crucifixion (A. van Dick, ca 1622).

Juste au-dessus, Au-dessus, Martyre de Saint Lizerio (Palma le Jeune ca 1628).

En allant vers la gauche, en bas : transport du corps de la Vierge au sépulcre (L. Bassano 17ème), et en haut : Le Lavement des pieds, (Palma le Jeune, ca 1628).

La Madone à l'Enfant avec les Saints Bernardino, Gregorio Magno, Elisabeth, Benedetto et Placido (attr. Palma le Vieux).

puis le Christ au Jardin des oliviers (M. Desubleo, ca 1660).

Les stalles des frères Cozzi, placées ici lorsqu’avec la nouvelle église construite plus au nord, on a transformé cette ancienne nef centrale en chapelle.

La fuite en Egypte (G Tiepolo, 2ème moitié du 17ème siècle).

Autel : Naissance de Jean Baptiste (Le Tintoret, ca 1563).

Les parents de Jean Baptiste étaient très âgés et seul un miracle a pu le faire naître. Le Tintoret, très malin, a placé la mère loin et Zacharie barbu à peine visible à droite, et on voit bien mieux les infirmières (jeunes et jolies).

Saint Grégoire et autres Saints (L'Aliense, ca 1600).

David vainqueur célébré par les jeunes filles de Jérusalem (devant d'orgue, Palma le Jeune, 1595).

Les stalles en marqueterie des frères Francesco et Marco Cozzi (1455) ressemblent fortement à celles qu’ils ont faites pour l’église des Frari.

En bas : Déposition de la Vierge (L. Bassano)

En haut : Descente du Christ aux Limbes (Palma le Jeune, ca 1628).

Chapelle San Tarasio (c'était l'abside de l'ancienne église, style gothique fleuri de A. Gambello (1460), et c'était le chœur de l'église primitive. A droite, statue de San Benedetto (presque grandeur nature, 1451). A gauche, statue de San Zaccaria.

Coupole gothique : le Père éternel au centre, à gauche Giovanni Battista, Matteo, Marco et à droite : Zaccaria, Luca, San Giovanni Evangelista (art toscan de 1442, A. del Castagno). Les fresques furent (re)découvertes en 1921 et restaurées en 1950.

Autel : Polyptyque de la Vierge (mêmes auteurs, 1443) sauf les trois au centre : Madone à l'Enfant, Saint Martin et Saint Blaise qui sont de S. Veneziano (1385).

A droite : Polyptyque du corps du Christ (ou du Sépulcre), 1443, L. da Forli, peintures de A. Vivarini et G. D'Alemagna (Saint Pancrace, Saint Nereo,

A gauche : Polyptyque de Saint Agathe (les mêmes, 1443), entourée de Sainte Sabine et San Gerolamo Lizerio. Au-dessus l'ange entre Sainte Marguerite et Sainte Agathe.

La crypte, pratiquement toujours dans l'eau, (accessible par la chapelle Tarasio) date du 11ème siècle, elle a trois nefs séparées par des colonnes soutenant les voûtes.

Ici sont enterrés huit des premiers Doges ainsi (dit-on) que l’empereur Léon V. Franchement on se demande comment ce qui est au-dessus arrive à tenir … Encore un miracle des Vénitiens.