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Eglise CHORUS
La tradition veut qu’au 7ème siècle, Saint Magne (évêque d’Oderzo) aurait vu la Vierge lui commandant de construire une église à un endroit (ici) où il verrait bientôt se former un petit mais réel nuage. L'aspect rondelet de ce nuage aurait causé l'appellation "formosa" (plantureuse) de cette église dédiée à Marie (autre version : Marie serait apparue à Saint Magne sous la forme d’une belle femme « plantureuse »). De l'église originelle qui est attestée en premier vers 864 (date de sa première profonde rénovation), il ne reste rien. Après l'énorme incendie de 1105, elle est reconstruite dans le style Byzantin, mais se détériore au 15ème.
Elle est alors transformée en 1492 par Mauro Codussi (1440-1504, né à Bergame, encore lui : San Michele, San Giovanni Crisostomo, San Zaccaria, campanile de San Pietro, palais Zorzi et Vendramin Calergi, Tour de l’horloge place St Marc) dans un style Renaissance. L’église prend alors un plan en croix latine, à trois nefs, et des chapelles absidiales, ainsi que deux façades : une de style Renaissance donnant sur le canal, et l’autre, en style baroque, sur le Campo. Les chapelles latérales sont profondes pour correspondre à la largeur antérieure de l'église.
A la mort de Codussi en 1504 l'intérieur est quasi terminé. Mais il faut attendre 1542 pour voir la façade du rio del Mondo Novo construite au frais de la famille Cappello, et 1604 pour avoir la façade sur le campo (également financée par les Cappello). Peu de changement ensuite sauf des fenêtres supplémentaires pour plus de lumière en 1840.
La coupole s'écroula lors d'un tremblement de terre en 1668 mais fut reconstruite aussitôt grâce à la famille Tassoni (puis refaite en 1921 par les Venier après les dégâts d'une bombe autrichienne en 1918). L'intérieur est rénové en 1689 au frais du riche marchand Torrino Tononi.
Comme à San Trovaso, l'église est imposante et comporte deux façades semblables. La famille Cappello qui en a financé la totalité (celle du campo en 1542, celle du rio del Mondo Novo en 1604). Les Cappello en ont fait leur lieu de sépulture et ont décoré les frontons des bustes des grands hommes de la famille, en particulier Vicenzo, Capitan del Mar et plusieurs fois vainqueur des Turcs sur les mers. L'entrée principale donne sur le rio del Mondo Novo et correspond à la nef donnant sur le cmaître-autel au fond. Au-dessus du portail on peut voir une imposante urne (catafalque ?) funéraire et une statue de Vicenzo Cappello. Au contraire, l'autre façade donnant sur le campo est plus large et comprend les chapelles latérales, et possède des bustes d’autres Cappello.
Le campanile ancien roman est remplacé en 1611 par Francesco Zucconi qui inventa son sommet en forme de gâteau à la crème chantilly comme le nomment les Vénitiens (mais on pense que les volutes représenteraient la cire coulant d'une chandelle). Carré, presque accolé à l'église et terminé seulement en 1688, son corps en trois parties est décoré de motifs géométriques, il fait 40 mètres de haut avec une couverture en plomb. Son entrée sur le côté comporte une tête grotesque curieuse sensée éloigner les esprits mauvais (Ruskin en est horrifié).
A noter que le campanile a été repeint récemment (en blanc, très joli), les photos suivantes le montreront avant et après.
C'est compliqué. Les deux nefs correspondant aux deux entrées se croisent au milieu d'une multitude de piliers, d'arcades, de coins et de chapelles dans tous les sens, tout ceci aggravé par les deux rangées de bancs perpendiculaires et des parois percées d’arcades entre les chapelles. On s'y perd, mais tout est magnifiquement mis en valeur. Malgré des ouvertures un peu partout, les fenêtres des chœurs relativement étroites et face au soleil, font que finalement c'est plutôt sombre. Architecturalement c'est indéniablement un exploit de Mauro Codussi. La belle coupole à la croisée de la nef et du transept, délimite les côtés des chapelles et les deux dimensions de l'église.
Pas d’œuvres impérissables mais de très beaux tableaux de Palma le Jeune (Pietà), Bartolomeo Vivarini (Sainte Anne), Leandro Bassano, Giuseppe Torretti (Santa Barbara) , tous des grands peintres ayant sévi dans bien d'autres églises dans Venise, ou encore de belles statues de Girolamo Campagna ou Giulio del Moro. Quelques œuvres proviennent d'autres églises démolies de gré ou de force.
Sur Saint Magne : l'évêque Magno (Saint Magne) est un personnage primordial dans la légende du développement de Venise au 7ème siècle. Né à la fin du 6ème siècle, d'abord ermite, il devient ensuite évêque d'Oderzo (Opitergium) et contribue à éradiquer l'arianisme dans les îles de la lagune (Venise n'existait pas, ni un gouvernement vénitien). Lorsque les Lombards s'emparent de la ville, il émigre sur une île qui deviendra Eraclée (Héraclée) où il fait construire une cathédrale. Dans la foulée, on lui prête des visions divines, et des songes imagés où il reçut l'ordre de bâtir 6 églises (d'autres disent 7 comme Sanudo, ou même 8 selon Dolfin) dans les îles réaltines au 7ème siècle. Plus précisément :
Saint Pierre lui commanda San Pietro di Castello là où il verrait des bœufs et des moutons,
Anzolo Rafaele (Angelo Raffaele, San Raphaele Archangelo) là où, lui indiqua l'Archange en songe, il verrait un rassemblement d'oiseaux,
Santa Maria Formosa là où, lui dit la Vierge qui lui apparut sous la forme d'une femme belle plantureuse, il verrait un nuage blanc descendre et rester sur le sol.
San Giovanni in Bragora, (Saint Jean Baptiste), là où, lui ordonna le Saint, il verrait arriver une compagnie de grues.
Santi Apostoli, car les douze apôtres lui dirent de regarder un lieu où se seraient posées douze cigognes.
San Zaccaria, pour le père de Saint Jean Baptiste
San Salvador, ou le Christ lui demanda de rechercher un nuage rouge descendant sur ce lieu où bâtir une église à lui dédiée (le Sauveur).
Santa Giustina (près de San Francesco della Vigna), que le Saint martyr padouan lui demanda de construire là où une vigne porterait des fruits mûrs. Saint Magne est mort en 670, et fait l'objet de nombreuses œuvres de peintres et sculpteurs vénitiens.
Saint Magne est mort en 670 et fait l’objet de nombreuses œuvres de peintres et sculpteurs vénitiens.
Adresse : Castello 5263
Horaires : Lun-Sam 10:00 17:00
Site Web (excellent, en italien) : http://www.santamariaformosa.it
Le Campo en venant du campo Santa Marina et du ponte Borgoloco.
Tout à droite en blanc, le palais Ruzzini de 1580 (devenu hôtel de luxe).
A droite la Ca' Dona et un autre petit palais Dona (numéros 6123, 6124, 6126).
La porte et le blason de la Ca' Dona.
Au centre (6129), la maison (16ème, gothique vénitien) de Sebastiano Venier, vainqueur de Lépante en 1571 (plaque entre les fenêtres).
Palazzo Vitturi (5246) du 17 et 18ème siècles. Ces magnifiques palais sont presque tous transformés en hôtels de luxe.
Le palais Malipiero-Trevisan (gauche) et Querini Stampalia (droite) ferment le campiello Querini côté nord-ouest.
La façade baroque,, imposante, sur le campo, financée en 1604 par la famille Cappello, correspond au flanc gauche de l'église. (avant rénovation peinture)
Avec son tympan triangulaire, le grand oculus et les colonnes latérales, elle est aussi décorée de 3 bustes des Cappello. (dont Vicenzo le Sénateur mort en 1604 justement).
Malgré sa forme extérieure trompeuse, elle est en forme de croix latine. Le mascaron grimaçant (un « grotesque ») au-dessus de l'entrée du campanile est une des curiosités de cette église.
La vétusté et l'instabilité entraînèrent la reconstruction de l'ensemble à partir de 1492 sur des plans de Mauro Codussi (créateur aussi entre autres de San Zaccaria, San Giovanni Crisostomo, les palais Zorzi et Vendramin Calergi).
Le côté Rio del Mondo Novo où se trouve l'autre entrée, celle de la nef allant vers le chœur. Le campo accueillait des courses de taureaux.
Façade Renaissance (2011, avant rénovation) donnant sur le rio del Mondo Novo, construite avant celle du campo en 1542.
Cette façade (2013, après rénovation), est la plus ancienne, et est moins large car elle n'inclut pas les chapelles latérales.
Le campanile de 40m, roman au départ puis baroque en 1688, Les Vénitiens (facétieux) appellent son sommet le chou à la crème Chantilly (vue du campanile de Saint Marc) ! En fait ça représente la cire qui coule d'une chandelle.
En fait, cette église est compliquée à décrire, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur.
Vicenzo Cappello, mort en 1541, était le Capitan del Mar en 1515, situation prestigieuse (il battit plusieurs fois les Turcs sur les mers). Ici son armure d'amiral de la Flotte. Il fit aussi partie du fameux Conseil des Dix.
Sur le portail, le catafalque de Vicenzo, au-dessus sa statue en pied (Domenico di Pietro Grazioli). Les autres Cappello ont eu droit à des bustes seulement … C’est par ce côté que débutera la visite.
Etant données sa forme et ses niches, ses murs et ses semi-ouvertures, la visite n'est pas facile. On va suivre les parois et les niches des chapelles. L'entrée côté rio donne sur la travée menant à l'autel principal au fond de la nef.
Au-dessus de l'entrée, l'orgue et sa tribune décorée de marbres polychromes. On continue par les deux chapelles de droite avant le transept.
(visite par la droite).
L’état de l’église laisse à désirer en certains endroits (crépis abimés, rangements divers).
Les fonds baptismaux très simples, un beau crucifix à côté.
Au-dessus des fonds baptismaux, la circoncision de Jésus (Vicenzo Catena, début 16ème siècle).
Deux chapelles avant le transept, ouvertes par des arcades.
Chapelle de la Vierge de la Miséricorde (Bartolomeo Vivarini, 1473), d'une très ancienne congrégation existant déjà en 1125,
Au-dessus de la porte à droite, Le Père éternel entouré d’anges (Lazzaro Bastiani, fin 15ème siècle).
Le triptyque, lui, était sur le maître-autel de l'ancienne église.
A droite : Naissance de la Vierge, (Bartolomeo Vivarini, 1473).
A gauche, rencontre de Ste Anne et Joachim.
Sur le muret gauche, cette très belle sculpture.
Les chapelles ont des ouvertures qui donnent plus d'espace car l'église est petite.
Chapelle dell'Addolorata, avec un buste de Giovanni Batttista Venier le bienfaiteur de la reconstruction en 1921 (après la chute d'une bombe autrichienne en 1918).
La Piétà, avec St François d’Assise, (Palma le Jeune, 1605).
Autel : La Vierge drapée par sept anges.
De part et d'autre de l'autel de magnifiques ex-voto.
Les très nombreux piliers, ornés de rouge (mais pas toujours), vers le transept droit au fond avec un bel oculus lumineux.
On continue dans la travée principale, encombrée d’autels et de rangées de bancs ou de chaises (c’est pourquoi il est compliqué de s’y retrouver après coup …).
Monument à la famille Hellemans, riche famille de commerçants anversois établis à Venise, en marbre monochrome, 1638.
Au-dessus, l’urne de Guglielmo Hellemans.
Sur le mur de droite, La Cène, (Leandro Bassano fin 16ème siècle). Né à Bassano, il devient un éminent peintre à Venise. Son ami le Tintoret a repris sur ses Cènes le fameux chien introduit par Bassano.
Jean est représenté endormi sur la table à gauche du Christ (Léonard de Vinci le met à sa droite). Judas s’apprête à s’enfuir avec ses 40 deniers au premier plan.
Jacopo Bassano le père de Leandro avait aussi peint une Cène, visible à l'Accademia, avec ici Jean à droite de Jésus …
Sur la gauche, la fameuse Chapelle de la Purification, avec Sainte Barbe (ou Barbara), construite en marbre de Carrare par G. Torretti, 1719 (et rénovée en 1823).
C’est l’autel de la Scuola dei Bombardieri, édifié par la Scuola en 1520, avec le plus célèbre triptyque de Jacopo Negretti (dit Palma le Vieux), peint en 1522-1524.
Au centre, Santa Barbara (patronne de la Scuola dei Bombardieri). Attention ce n'est pas Santa Maria Formosa : celle-ci est juste apparue à Saint Magne sous des attraits splendides et plantureux (formosi).
A gauche :
St Sébastien.
Au-dessus
St Jean Baptiste.
A droite :
St Antoine abbé.
Au-dessus
St Vincent Ferrer.
Au-dessus de Sainte Barbe. une Piétà (Palma le Vieux). A 16 ans, chrétienne assidue, elle fuit son père qui l’enferme dans une tour et y met le feu incendie mais elle survit. Elle est ensuite martyrisée et décapitée (par son propre père).
L’antependium (décor de la face antérieure de l’autel) décrit le martyre de Sainte Barbe (patronne des mineurs et des pompiers), œuvre de G Torretti (1719).
A gauche de Santa Barbara, la chapelle de Saint Laurent à droite de l’autel, statues de Girolamo Campagna et coupole en festons et caissons.
Dans la niche centrale, Lorenzo Giustiniani, le premier Patriarche de Venise en 1541.
Le Pape Nicola V unifia 3 paroisses et décréta le siège du Patriarcat à San Pietro di Castello).
L’église de San Pietro à Castello lui est dédiée, sa tombe est sous le maître-autel (la voûte du chœur le montre en gloire).
Saint Sébastien à gauche.
Saint François d’Assise à droite.
Quittant la chapelle Saint Laurent, un peu de recul vers la croisée des travées, avec le chœur en face.
Bel autel de Francesco Smeraldi, 1592, financé par la Scuola del Santissimo Sacramento.
Le tabernacle en marbre (1722) fut financé par la Scuola de la Santissima Trinita.
Derrière l'autel, il y avait une Ascension du Tintoret, remplacée par une toile de G. Lama (1690), La Vierge, Santa Barbara, Saint Marc Saint Magne et Venise (à droite).
Statues du 17ème siècle provenant de l'église démolie de Santa Marina.
A gauche, Saint Paul.
A droite, Saint Dominique.
Cette icône, placée auparavant sur le pilier gauche, se trouve maintenant sur le chancel (clôture du chœur).
Gauche du chœur, chapelle de la Madonna del Parto, initialement dédiée en 1591 à la Scuola dei Casseleri (fabricants de caisses), puis donnée à la famille Grimani qui refit l’autel et la décoration en marbre et mosaïques.
Fresque du 16ème siècle, Vierge allaitant et deux anges soutenant la couronne, les marbres et mosaïques sont de Palma le Jeune.
Dans la coupole, 14 caissons de mosaïques représentant les Prophètes et les Sybilles (très difficiles à voir).
Vue depuis la travée menant à la porte du campo. A gauche, la chapelle du Saint Sacrement, initialement dédiée à la Sainte Trinité.
Elle est donnée en patronage à la Famille Vitturi depuis 1526. Ce système courant à Venise permettait d’avoir beaucoup d’argent, et de faire entretenir les chapelles.
Statue de Christ Rédempteur entouré de deux Anges (Giulio del Moro, 17ème siècle).
Le ciboire provient de l’église Santa Marina démolie.
Mur droit, dans le cadre carré, Présentation de Jésus au Temple (école vénitienne).
Mur de gauche.
Marie-Madeleine huilant les pieds du Christ dans la maison de Simon (Pietro Liberi, mi-17ème siècle).
Le Christ déposé de la Croix, pleuré par Marie, Marie-Madeleine et Saint Jean (école de Pietro Negri, 17ème siècle).
Côté entrée sur le Campo, vue depuis le devant de l’autel central.
Dernière partie de la visite, derrière les piliers, l’orgue déjà vue et l’entrée latérale d’où la visite a commencé
Sur la paroi latérale de l’entrée, Vierge à l'Enfant, (Lattanzio Querena, 19ème siècle), copiée du tableau de Giovan Battista Salvi, dit le Sassoferrato, qui en fait des dizaines, dont une magnifique dans la sacristie de SM della Salute.
Au-dessus, le Pape Pie V approuve l'institution "dell'opera pia" (œuvres pieuses) pour le rachat des esclaves.
Large composition de Baltassare d'Anna en 1619 (peintre né en 1560 d'une famille de commerçants flamands installée à Venise).
Chapelle de la Présentation de Jésus (ou de la Purification de Marie), gérée par la Scuola de Devozion.
Présentation de Jésus au Temple avec Saint Simon portant Jésus, Marie et Joseph (Pietro Paoletti, 1890).
Magnifique tableau très vivant et très fin.
A gauche, Saint Antoine de Padoue.
A droite, Saint Louis Gonzague (A. Paoletti, 19ème siècle).
Juste à côté, la chapelle du Sacré Cœur. A l’origine dédiée à San Giosafat patron des Fruttaroli (marchands de fruits et légumes), elle abrita ensuite le Sacré Cœur.
Elle resta la chapelle des Fruttaroli par la suite.
En bas, Saint Alphonse de Liguri et Saint Louis Gonzague (Lattanzio Querena, 1843).
A gauche, Saint Vincent (Lattanzio Querena, 1843).
A droite, Saint Pierre.
Mur gauche au-dessus de la porte, le martyre de Saint Marcellin (29ème Pape), en 304 sous Dioclétien (école vénitienne).
Arrestation du Christ dans le Jardin des Oliviers (école de Giorgione, 16 ème siècle).
Tout le monde a l'air bien italien.
En sortant de la chapelle, juste à gauche, un bel autel.
Autel de Santa Marina, avec le corps de Marina dans la châsse, ramené en 1810 de l'église démolie de Santa Marina. Santa Marina (Marine de Bythinie) s’est déguisée en homme pour entrer dans un monastère à Qannoubine au Liban. Les moines l’accusent de viol sur une fille, elle est expulsée puis réintégrée.
Ce n’est qu’à sa mort que les moines, en faisant sa toilette mortuaire, découvrent que c’est une femme, Jacques de Voragine la cite dans la Légende Dorée.
L'autel fut financé par Marco Querini en 1590, au-dessus, tableau de Santa Barbara enseignant à l’enfant (Lattanzio Querena, 19ème siècle).
Sous le retable, les reliques de Santa Marna.
Retour au départ avec l’orgue. A droite, entre les deux colonnes, la Vierge de la Consolation, une icône byzantine présente dans la galère de Sebastiano Venier après la bataille de Lépante du 7 octobre 1571.
S'il vous reste du temps ne manquez pas de passer à la librairie Acqua Alta. Tout simplement incroyable ! Prenez sur Calle Longa SM Formosa (étroite, part du milieu du campo), faites 100 m elle est sur la gauche.
Le plus original est ses deux terrasses, qui sont remplis de livres imposants (non vendables car à l'extérieur) , des millions de photos ont été faites ici .