Guide en images des églises de Venise

San Giobbe (Cannaregio)

Eglise CHORUS

Histoire

Un prêtre, Giovanni Contarini, construisit ici un hospice et un oratoire en 1378, dédié au Prophète Job. Après sa mort les Frères Mineurs l'occupèrent et rebâtirent l’église en style gothique avec un couvent à côté. Saint Bernardin de Sienne venant y faire des prédications, elle devient célèbre et on la reconstruit en style Renaissance de 1450 à 1493, date de sa consécration grâce au Doge Cristoforo Moro qui donna 10000 ducats. Moro aussi est enterré ici, et pour la petite histoire, il donna tous ces ducats parce que Saint Bernardin lui avait prédit qu’il deviendrait Doge ! Et du coup on ajouta Saint Bernardin à Job pour les Patrons de l’église (normal). Les concepteurs furent les architectes Antonio Gambello en 1470. Ensuite ce fut Pietro Lombardo pour le portail et la décoration intérieure, et on a là un des premiers exemples de la Renaissance vénitienne, avec une influence toscane évidente (couleurs, chapelle Martini). Au cours des siècles, l’église reçut de magnifiques œuvres des meilleurs peintres et sculpteurs (Vivarini, Carpaccio, Bellini, Basaiti, Pitati) qui sont maintenant à l’Accademia.

Bien entendu, Job n’est pas un Saint, mais un Prophète dont le Livre (de Job) fait partie de l’Ancien Testament. Il est également cité dans le Coran en tant que Prophète.

Extérieur

De l’extérieur, on ne voit même pas cette église discrète et en retrait en arrivant du pont Tre Archi sur le canal de Cannaregio. La façade est super simple avec 4 piliers et deux fenêtres rectangulaires, et au sommet un tympan vide et une niche ouverte. Rien à voir avec l’intérieur, riche et impeccable ! (comme souvent, par exemple, San Pantalon, Sant'Alvise, et surtout San Cassiano).

Intérieur

L’église est étroite et haute, en style Renaissance, avec de hauts piliers à la décoration luxueuse.

La chapelle Martini à gauche est sans doute le clou de cette église, avec son plafond en faïences vernissées représentant les Evangélistes. A droite, Pitati a exécuté une belle Vierge à l’Enfant. Mais aussi notons le retable de Paris Bordone (Saints André, Pierre et Nicolas). Les décorations du chœur sont de Pietro Lombardo, ainsi que les bustes au-dessus de la chapelle avec la grille sur la droite. Certaines œuvres ont été déplacées à l’Accademia (Bellini, Carpaccio, Basaiti).

La sacristie était fermée, elle contient un plafond à caissons avec des peintures de prophètes et de saints, et les noces mystiques de Catherine d’Alexandrie d’Andrea Previtali.

Adresse : Campo San Giobbe (Tre Archi) Canaregio

Horaires : Attention, au lieu de Lun-Sam 10 :00-17 :00 comme toutes les Chorus. De nouveau en travaux en 2017.

Rev3 06/11/2019

Juste en face de Tre Ponti et un peu en retrait, il faut savoir qu’il y a une église par ici. Le prêtre Contarini y bâtit un hospice ici en 1378 et un oratoire à côté dédié à Saint Job (Giobbe).

D’ailleurs à voir la façade simplissime, on n’a pas envie d’entrer (mais si).

4 colonnes et un tympan triangulaire sans ouvertures autres que 2 fenêtres rectangulaires simples.

Néanmoins le portail finement ouvragé est une des toutes premières œuvres de la Renaissance.

Une nef unique avec 2 chapelles latérales et 2 petites chapelles de chaque côté du chœur.

Avec des fonds donné par le Doge Cristoforo Moro (qui a sa tombe ici), une reconstruction avec les architectes Gambello a lieu en 1450 (pendant 40 ans !), et l’église fut dotée de belles œuvres de Bellini, Pitati, Bordone, etc.

Saint Pierre d’Alcantara avec les Saints Franciscains : Bonaventure, François Solano, Rose de Viterbe, Marguerite de Cortone, Claire (Antonio Zanchi, ca 1750).

L’apparition de Dieu à Job (Lattanzio Querena, 1822).

Vierge à l’Enfant avec les Saints François, Claire, Pierre, André, Jacques (Bonifacio de Pitati et Jacopo Pisbolica, 1543).

Monument funéraire de l’Ambassadeur de France René Voyer d’Argenson, (Claude Perreau, ca 1651).

Autel des bateliers et gondoliers. Les Saints André, Pierre et Nicolas (Paris Bordone, ca 1565).

Monument aux frères Nani (attribué à Baldassare Longhena 1640). Derrière la grille, chapelle Contarini, avec à l’intérieur (no photo !) la Nativité du Christ (Girolamo Savoldo, 1540) et le monument à Marcantonio da Mula (Alessandro Vittoria, 1570).

Chapelle latérale droite, autel Corner : Saint Joseph (Antonio Marinetti dit Chiozzotto, ca 1755).

Le mur droit n’a que des autels, le mur gauche des chapelles. Le chœur est de l’école de Pietro Lombardo.

Contient la tombe du Doge Cristoforo Moro (novembre 1470). La coupole contient les 4 Evangélistes soutenus par des putti.

Chapelle absidiale gauche, autel Marin : Saint François (atelier de L. Bregno, 15ème).

Flanc gauche, chapelle Testa : San Diego en prière devant la Vierge et le Christ mort, entre Saint Antoine et Saint François (Carletto Caliari, ca 1593).

Chapelle Foscari (ou de San Antonio) : Marie et l’Enfant avec Saint Jean de Capistrani et Saint François Solano baptisant les Noirs d’Amérique (Antonio Balestra, 1696).

Chapelle Cendon : La Vierge au sépulcre (Carlo Zatti, ca 1870).

Les 14 stations du Chemin de Croix (Antonio Zucchi, 1750).

(à comparer avec San Polo et les tableaux de Giandomenico Tiepolo).

Chapelle Martini : retable en marbre avec les Saint Jean Baptiste, Saint François et Saint Antoine.

(Gian Battista au centre, Francesco, Antonio) (Antonio Rosselino, mi 15ème).

Plafond en faïences vernissées, Dieu et les 4 Evangélistes (Lucca della Robbia, ca 1475).

Le Père Eternel au centre.

Les Evangélistes.

Saint Marc.

Chapelle Grimani : autel en marbre, Saint Lucas entouré de putti (Lorenzo Bregno et atelier des Lombardo, début 16ème).