Balades au calme dans Venise

Castello Est

Un itinéraire qui nous emmène loin de la foule de la Piazza, dans une Venise plus moderne à l'extrême est, et assez différente car très variée d'un lieu à un autre, mais aussi chargée d'histoire et berceau des plus anciennes traditions. Dans cette partie de Venise proche de l'Arsenal, populaire et loin (relativement) des ministères, Napoléon et ses troupes détruisirent beaucoup en 1797 : rues, quartiers furent transformés pour permettre aux troupes d'y circuler facilement. De 1807 à 1812, les jardins publics (Giardini) sont apparus au prix de quartiers entiers et deux églises démolis. Des pâtés d'immeubles se dressent, carrés, sans magasins et déserts, sur un sol minéral. Mais aussi, on y trouvera encore des ruelles et des ponts où se perdre, une ambiance villageoise, de magnifiques maisons bourgeoises, et des églises conservées, comme San Pietro di Castello ou Santa Elena. On visitera le Musée historique naval (Museo Storico Navale) et ses dépendances si elles sont ouvertes, tout près des tours de l'Arsenal (décrit dans une autre ballade, Castello centre). Il est assez curieux que les guides ne citent que rarement cette promenade, à l'exception de GV, dont l'itinéraire proposé est quasiment identique à celui-ci, mais c'est une similitude totalement fortuite, je ne connaissais pas ce guide en 2011 lorsque j'ai tracé et parcouru cet itinéraire. Brunetti aussi en parle dans BR 295.

    1. Notes :
      1. Les numéros 01, 02, ... se rapportent aux lieux numérotés sur la carte.
      2. Les lettres (a), (b), ... se rapportent aux endroits sur la carte où on peut manger ou boire rapidement (en général très bon et adapté à une journée de découverte).
      3. Les références REF : des références vers les guides pour en savoir plus (pas toujours), et éventuellement un lien vers une page du site (référence commençant par JCS-xxxxxx , la page étant aussi accessible dans la liste à gauche des églises et des palais).
      4. Guides en photos des églises disponibles pour Museo Storico Navale (02), San Francesco da Paula (06), San Pietro di Castello (11)

rev3 30/03/2019

Carte pour la partie Nord (début de la balade)

01 Arrivée à la station Arsenale, on traverse le pont et on arrive devant la façade de San Biagio dei Marinai. Ce Temple fait partie du Musée attenant (par donation en 1958) et dépend de la Marine Italienne depuis 2001 après restauration.

La première église est byzantine et date du 9ème, puis elle est reconstruite en 1332. A la chute de la République elle est supprimée et grandement détériorée, mais sous la domination autrichienne elle est rouverte et les pavements de l'église Santa Anna détruite y sont placés. (heures de visite inconnues, elle serait ouverte le dimanche à 11h30 pour la messe, REF VIS 310).

Tout à côté, avec sa grande façade hlm en briques le

02 le Museo Storico Navale, (hors Dim, 8 :45-13 :30) REF JCS-CastelloEst_Museonavale, GV 118, EDV 180, CM 35, le Bucentaure modèle réduit,

des dizaines de maquettes de navires et barques vénitiennes de toutes sortes, cartes et portraits des grands navigateurs vénitiens, compter de 1h30 à 2h.

Disons qu’il ne faut pas penser à éviter ce musée qui est unique et rassemble presque tous les bateaux et barques qu’on a pu créer à Venise, et aussi de nombreuses maquettes de navires étrangers en particulier asiatiques. A voir absolument un jour.

Il y a la maquette du dernier Bucentaure, le navire d’apparat du Doge, qui a subi la foudre de Napoléon lors de son coup sur Venise en 1797.

Le bateau a été démembré, fondu et vendu en pièces détachées, en même temps que l’Arsenal était pillé et détruit. On verra aussi les différents types de barques de pêcheurs adaptée à la lagune peu profonde de Venise, des uniformes et des cartes, et l’engin qui permettait de remonter une galère pour la réparer (pas évident mais astucieux).

Remonter Fondamenta del Arsenale. Avant le pont, avec le billet vous pouvez pénétrer si une porte à droite est ouverte (pas toujours) .

03 par une grande porte à droite, dans une partie des halles de l’Arsenal ,et si c'est ouvert, on peut admirer une foule de bateaux de toute époque dans les halles bordant les darses de l'arsenal. On y voit aussi des gondoles du siècle dernier et des engins à vapeur.

Revenir à San Biagio et continuer sur la Riva du même nom vers l'est pour

04 traverser le Ponte delle Cadene (ou della Veneta Marina). Tout droit, on a la Riva dei Sette Martiri (quai qui remplaça les chantiers navals de 1931 à 1937, et appelé ainsi en hommage aux 7 prisonniers politiques exécutés ici par les Allemands en 1944), et sur la gauche commence la Via Garibaldi. Cette large rue (avenue ?), peu courante à Venise, fut créée par Napoléon en 1807 en comblant un canal, pour "aérer" la ville et surtout pour permettre aux troupes de circuler plus vite. Appelée au début la Via Eugenia (le vice-roi d'Italie était Eugène fils de l'impératrice Joséphine), elle prit le nom de Garibaldi en 1867. D’ailleurs pour manger il y a quelques bons petits bars à cichetti sur la rue (El Refolo, 1580 via Garibaldi, panini, excellent sur le pouce).

05 La maison des frères Cabot. C'est la maison qui fait l'angle au début de la rue. Y ont vécu ceux qui donnèrent le mot Cabotage.

Car ce Jean (ou John) Cabot était un navigateur vénitien (né à Chioggia) au service de l'Angleterre, qui "découvrit" le 2 mai 1497 Terre-Neuve en allant chercher une route pour les Indes pour le compte de Charles VII, mais cette découverte est très controversée, car les environs de Terre-Neuve étaient déjà connus par les pêcheurs européens. Il meurt l'année suivante et ses fils poursuivront les aventures maritimes.

Deux plaques commémorent John Cabot, dont une fournie par le Canada. REF EDV 181.

On poursuit dans Via Garibaldi, toujours très animée, passante, avec marchés aux poissons, aux fruits, et des cafés et restaurants. Ça fait bizarre d’être à Venise dans une rue large comme 5 ou 6 fois la moyenne des calle du centre (ou même de celles qui partent de la rue à droite, et qui sont sous les maisons et très étroites). La via Garibaldi est bordée de jolis palais et de belles maisons bourgeoises, mais on a l’impression que ce n’est pas la grande richesse ici (volets délabrés, murs décrépis, portes abîmées).

Sur la gauche au 1728, le sottoportego menant au Corte Polacca, et puis des maisons fleuries de style byzantin aux fenêtres arrondies aux contours blancs, très jolies mais pas vraiment aussi attirantes que ce qu'on peut voir dans San Marco ou Cannaregio.

Ne pas hésiter à pénétrer dans une calle étroite ! En poursuivant on arrive, sur la droite à un palazzo juste avant l'église

06 San Francesco da Paola. Très belle église, qui ne contient pas autant de trésors artistiques que d'autres, mais qui mérite le détour (Contarini, Palma le Jeune, Tiepolo quand même …). Voir le guide en images REF JCS_Castello_SanFrancescodaPaola.


Juste en face en sortant, on trouve la place et la statue de

07 Giuseppe Garibaldi.

Bon, on ne va pas faire l'histoire de l'Italie ni même de Garibaldi dont la vie est tellement incroyable de rebondissements, de batailles et de luttes politiques), mais en résumant, il est né à Nice en 1807 et mort en 1882.

Homme politique, général, aventurier, exilé en Amérique du Sud, il participe aux événements qui ont fini par constituer la république italienne, dès 1848, et en 1860 il est nommé "dictateur" de l'Italie, bat Cavour, entraîne l'adhésion de Naples et la Sardaigne dans le nouvel Etat, et est l'artisan de la première république italienne en juin 1861, et enfin il est de toutes les batailles jusqu'à la prise de Rome en 1870 et l'indépendance finale de l'état italien (sans doute non rassasié, il rejoint la France pour la guerre de 1870 !). Pour le reste, la consultation de l'excellent article sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Garibaldi sera très instructive.

Quant au monument, il est construit en 1885, par Augusto Benvenuti, le Lion est à ses pieds, et derrière le rocher, on trouvera le soldat Giuseppe Zolli (dont la compagnie avait juré de défendre leur chef jusqu'à la mort).

Poursuivre tout droit vers le rio Santa Anna, le prendre sur la gauche pour admirer le marchand de fruits sur son bateau et la maison derrière du 14ème en très beau style gothique.

On ne peut pas partir de Venise sans avoir vu les marchands sur leurs bateaux à San Barnaba, à Cannaregio, et ici à Castello !

Sur la gauche, on a une belle vue en traversant le ponte San Daniele (rio et au loin les murs de l'Arsenal). Ici c’est le calme plat.

Pas de vaporetto, pas de gondole, juste du linge qui pend entre les maisons au-dessus du rio, et quelques femmes avec leur cabas. Génial.

Continuer jusqu'au pont suivant (le traverser juste pour voir la belle statue de la Vierge juste en face au 993 mais reprendre la Fondamenta San Gioacchino),

08 voie classique, prendre à gauche la Calle Gioacchino, ou mieux, aller jusqu'au bout du quai et prendre le sottoportego (Drio el Forner) à gauche qui après quelques zigzags mène à la Fondamenta Riello et au pont éponyme que l'on prend à droite, pour continuer dans Calle Riello, cela mène à un carrefour, on prend à droite la Calle Ruga qui nous amène au


09 Campo di Ruga, un grand rectangle de pavés avec un joli puits au milieu (comme il y a 7 siècles), sympa, belles maisons fleuries, et un café pour faire une pause.

Au 334 sur la droite, ce que l'on dit être le plus bas sottoportego de Venise (Zurlin) où il y eut un temps un panneau « Attenzione alla testa » car il est vraiment bas), avec au bout juste le rio.

Continuer tout droit dans Salizzada Stretta (pas si étroite que ça, belles façades dans cette rue qui tourne légèrement), jusqu'à atteindre, sur la droite

10 Calle Larga San Pietro. Belles maisons, linge qui pend, magnifique, et là on est en face de San Pietro. Il n’y a personne et si vous êtes perdu là, personne ne pourra vous aider pendant un moment.

En se plaçant avant le pont, on peut constater à quel point le campanile de San Pietro penche.

Depuis le pont de bois, belles vues sur l'extrémité de l’Arsenal, le très large canal di San Pietro, et le campo arboré.


On atteint l'île de San Pietro, qui semble habitée depuis le 5ème siècle et portait le nom de Olivolo (pour sa forme en olive ?) et resta détaché du Rialto jusqu’au 8ème siècle.

Elle abritait un imposant un château protégeant les îles de Rivo Alto, et une église qui remonte au 7ème siècle (de l'évêque Magno dont on a beaucoup parlé dans d'autres itinéraires car il est censé avoir bâti 7 églises après des révélations divines lui indiquant les sites).

Sur Saint Magne (mort en 670)

L'évêque Magno (Saint Magne) est un personnage primordial dans le développement de Venise au 7ème siècle. Né à la fin du 6ème siècle, d'abord ermite, il devient ensuite évêque d'Oderzo (Opitergium) et contribue à éradiquer l'arianisme dans les îles de la lagune (Venise n'existait pas, ni un gouvernement vénitien). Lorsque les Lombards s'emparent de la ville, il émigre à Eraclée où il fait construire une cathédrale. Dans la foulée, on lui prête des visions divines, et des songes imagés où il reçut l'ordre de bâtir 6 églises (d'autres disent 7 comme Sanudo, ou même 8 selon Dolfin) dans les îles réaltines au 7ème siècle. Plus précisément :Saint Pierre lui commanda San Pietro di Castello là où il verrait des bœufs et des moutons.Anzolo Rafaele (San Raphaële Archangelo) là où, lui indiqua l'Archange en songe, il verrait un rassemblement d'oiseaux.Santa Maria Formosa là où, lui dit la Vierge qui lui apparut sous la forme d'une femme belle plantureuse) il verrait un nuage blanc descendre et rester sur le sol.San Giovanni in Bragora, (Saint Jean Baptiste), là où, lui ordonna le Saint, il verrait arriver une compagnie de grues. Santi Apostoli, car les douze apôtres lui dirent de regarder un lieu où seraient posées douze cigognes.San Zaccaria, pour le père de Saint Jean Baptiste.San Salvador, où le Christ lui demanda de rechercher un nuage rouge descendant sur ce lieu où bâtir une église dédiée à lui (le Sauveur).Santa Giustina (près de San Francesco della Vigna), que le Saint martyr padouan lui demanda de construire là où une vigne porterait des fruits mûrs.

11 San Pietro di Castello. Elle fut reconstruite en 841 par l'évêque Orso Partecipazio (fils et petit-fils de Doges), et devient cathédrale et siège de l'épiscopat vénitien en 1451, jusqu'à la fin de la République et au-delà même, en 1807 où Napoléon transfère le Patriarcat à Saint Marc.




Anecdote que l'on ne peut inventer qu'à Venise (c'est pour cela qu'on aime) : début février 943 (ou 2 février 944 ?), une cérémonie rassemblait depuis des années les filles à marier, avec les garçons intéressés, pour une bénédiction. En pleine cérémonie où 12 jeunes filles modestes allaient être bénies, des pirates Narentais venus donc de Dalmatie débarquent à l'improviste, et enlèvent les demoiselles sur leur bateau. Mais les hommes se ruent, avec leur Doge, sur leurs navires et poursuivent les pirates jusqu'à les rattraper. Ils reprennent leurs fiancées et leurs bijoux, ne font pas de quartier, puis reviennent dans la liesse à San Pietro. Cette fête des Maries devient une institution, elle a lieu, depuis, le jour de la Purification (version complète plus bas).

Du pont au portail, cette pierre blanche qui indique le point, à mi-chemin entre le canal et le portail de l'église, où se rencontraient le Doge venant par mer de San Marco, et le Patriarche de Venise évêque de San Pietro, ce qui permettait à l'un de ne pas se considérer comme inférieur en devant se déplacer trop vers l'autre pour le recevoir ou être reçu, soit au rio, soit à l'entrée de l'église.

Il y avait en effet de nombreuses processions officielles à San Pietro (la Peste, les victoires sur les Dalmates, etc) où les deux personnages devaient participer.

Le cloître du monastère, transformé en poudrière par Eugène de Beauharnais après les exactions de Napoléon contre les églises de Venise.

L’église fut refaite en 1558 (avec Palladio comme architecte, sa première œuvre ici, reprise par Smeraldi en 1596), et 1610.


On y voit le "trône de Saint Pierre" (en fait une stèle islamique en marbre portant des versets du Coran), l'autel dessiné par Longhena, des statues de Le Court et Morlaiter, et de beaux tableaux (Lazzarini, Ricchi, Giordano, Véronèse et d'autres moins connus).

Comme parfois à Venise, cette église est quasi entièrement dédiée à

Visite obligatoire. REF EDV 182, GB 219, et guide en images JCS_Castello_SanPietrodiCastello.


En sortant voir le campanile, planté dans la verdure, penché depuis 1463, tout blanc car recouvert de pierre d'Istrie, et refait en 1482 par Mauro Codussi, le joli campo avec ses grands arbres (rare à Venise) et longer l’ancien monastère où on fait encore des découvertes intéressantes. Passer

12 Calle Dietro il Campaniel (belle maison au coin), qui ramène à la Fondamenta Quintavalle le long du canal,

13 Calle et Ponte Quintavalle.

Tout droit, on retraverse le canal de San Pietro. Remarquer la largeur du canal, plus grand que le Grand Canal lui-même.

La raison en est que l’île d’Olivolo était vraiment assez loin de ses voisines et les habitants n’ont pas eu la force de le combler (contrairement aux îlots du centre-ville qui étaient plus faciles à combler où à mettre en forme pour y construire ensuite des ponts de petite taille. Retrouver, sur l'autre rive, le rio Santa Anna, on continue sur

14 Fondamenta Santa Anna, pour revoir le marchand de fruits, jusqu'à la statue de Garibaldi. C’est l’occasion de prendre un verre ou de manger quelques cichetti (parce que la suite de la balade est quasiment vide de tout bar ou restaurant). Examinez encore l’édifice qui supporte la statue du célèbre homme politique mort en 1882 : il se trouve sur une espèce de rocher. C’est l’ile de Paprera où il regardait la mer. Devant lui, l’incontournable lion de Venise. Mais surtout, derrière le rocher se trouve la statue d’un soldat : celle de son fidèle Giuseppe Zolli (dont une légende dit qu’il apparut plusieurs fois autour de la statue pour défendre son maître, d’où la décision de la Ville de mettre sa statue à cet endroit). (le soldat Zolli et ses compagnons avaient juré de protéger Garibaldi, même depuis le Paradis).

Prendre à gauche


15 Viale Giuseppe Garibaldi. Enfin de la verdure, des bancs, des arbres. Cette très longue allée boisée nous ferait oublier Venise, mais la lagune n’est pas loin, juste en face on voit le Lido..


Profiter un peu, jusqu'au bout, et quasiment au bout, prendre l'allée qui part à gauche pour


16 Fondamenta Sant'Isepo et le Rio San Giuseppe. C’est désert, c’est le calme plat.

Marcher jusqu'au pont et traverser pour passer devant l'église

17 Campo San Giuseppe. Tout droit devant, un autre campo avec un joli puits, puis à gauche dans Rio Terra di San Giuseppe, que l'on fera en regardant à droite les numéros, pour ne pas rater de

18 tourner à droite après le 793 (sinon on va au bout du Rio Tera et on a le canal, pas le pont ! encore une occasion de se perdre dans Venise …). Prendre ensuite à gauche dans Paludo San Antonio.

On longe, un peu comme dans le nord de Cannaregio, des immeubles plus récents, et des rues minérales en général totalement désertes et sans grand intérêt (sauf celui de découvrir justement ce type d'endroit dans Venise).

Au bout, on longe, à droite le

19 rio dei Giardini et on le traverse par le pont.

Prendre l'allée à droite (24 Maggio), et on prendre la route (goudronnée !) légèrement à droite

20 Viale Quattro Novembre. On longe, entre deux belles rangées d'arbres, sur la droite les pavillons de la Biennale.

Sur la gauche de belles maisons avec jardins qui contrastent avec les blocs minéraux précédents immeubles. Est-on encore à Venise ? Y va-t-il des habitants ici ? C’est le dépaysement total, on se croirait dans la banlieue ouest de Paris vers Le Vésinet.

Poursuivre jusqu'au virage à droite, continuer et admirer le Parco della Rimembranze à droite, les maisons à gauche, jusqu'au carrefour avec (à gauche)

21 Calle Rovereto (ou plus loin calle Buccari). Les villas sont grandes et certaines sont

Prendre à droite

22 Calle Carnaro, aller tout droit et traverser le rio Sant'Elena, pour atteindre

23 L'église Sant'Elena sur l'île du même nom.

Cette île abrita un monastère dès 1175 et un hospice, l'église elle fut bâtie en 1205, dédiée à Sainte Hélène, dont le corps (supposé) fut ramené ici de Constantinople en 1211 (et transféré plus tard à Rome). Des "Sainte Hélène", on en a plein Venise avec les fameux tableaux d'Hélène retrouvant la vraie Croix. Hélène, impératrice et mère de l'empereur Constantin, fit détruire le temple d'Hadrien dédiée à Vénus et construit sur le site du Calvaire, vers 326. Lors des travaux elle organisa des fouilles et au fond d'un trou "découvrit" la Vraie Croix" qu'elle ramena à Constantinople en grandes pompes.


On y trouva en fait les 3 croix du Calvaire, mais une seule fit des miracles, prouvant ainsi son identité, d'où la légende d'Hélène et de la Croix de Jésus.

En 1806, le monastère est fermé par Napoléon, transformé en grenier à grains et les œuvres dans l'église éparpillées un peu partout. En 1928, le portail original de l'église d'Antonio Rizzo, déplacé à Sant'Aponal, fut remis à sa place. L'île abrite aussi l'école militaire des Officiers Francesco Morosini. (visite impossible 2 fois, donc pas d'informations détaillées ; c'est une église gothique, au portail Renaissance, contenant un beau retable).



Après avoir vu le cloître, faire demi-tour, traverser le pont,

prendre à gauche Viale Piave puis à droite pour voir encore de très belles maisons, mais pas typiques de Venise.

24 Entrer dans les jardins (s'il ne fait pas trop chaud, longer la mer sur Viale Vittorio Veneto, ou rester à l'ombre dans les allées).

25 Parcourir le Parco della Rimembranze (si on est fatigué, il y a l’arrêt du vaporetto Sant'Elena tout près), traverser la pinède magnifique Sant'Elena, et on arrive au

26 Pont enjambant le rio dei Giardini, permettant de flâner maintenant dans les Jardins Publics. Ces jardins, on l'a vu, furent créés par Napoléon en 1807, d'abord en style italien, plus tard transformé en jardin anglais. Les Giardini abritent la Biennale avec plein d'endroits interdits au public (sauf à payer), mais aussi plein d'œuvres "étonnantes" placées çà et là.

27 Traverser les jardins au gré de votre fantaisie. Il y a de belles statues de belles plantes et de beaux arbres.

28, 29 On peut s'arrêter sur un banc, ou bronzer sur un pré, ou prendre une glace, ou rentrer à pied ou par le vaporetto de Giardini.

FIN DE L'ITINERAIRE