Palais, Musées, Scuole à Venise

Palazzo Querini Stampalia (Santa Maria Formosa)

Le palais est situé sur le Campo Santa Maria Formosa et, comme bâtiment, ne brille pas par sa différence extérieure avec les maisons voisines sur le bord du rio; il semble plutôt engoncé et discret. D'ailleurs sa position derrière et éloigné de l'église en fait effectivement un lieu où peu de touristes sont tentés d'aller malgré les trésors qu'il renferme et l'extrême beauté de ses salles (il sert aussi de bibliothèque de la Fondation Querini Stampalia qui contient plus de 200 000 ouvrages !).

Il fut bâti entre 1514 et 1523 (par un architecte inconnu) pour la famille Querini dite "Stampalia", du nom de l'île grecque acquise par la famille lors de la prise de Constantinople et l'effondrement du royaume byzantin démantelé entre les familles vénitiennes en 1204-1205.

Un troisième étage a été ajouté en 1789 et il contient l'histoire de la famille. Il a appartenu à cette même famille pendant plus de 300 ans et on y retrouve au fil du temps les portraits des membres de la famille. Les Vénitiens (et autre Européens comme les Flamands) adoraient la tradition de faire appel à des peintres connus pour perpétuer leur descendance sur les murs de leurs maisons. Le dernier des Querini fit don du palais à la ville de Venise en 1869.

Beaucoup plus tard, dans les années 1960, le palais est totalement restauré. Le rez-de-chaussée de l'architecte Carlo Scarpa en modifie profondément la structure en mode moderne mais en reprenant les originalités primitives, par exemple par les canaux à l'intérieur et les passerelles qui passent au-dessus, tout ça à l'intérieur du palais (car on y entrait aussi par barque, en appréciant au passage les reflets des plafonds). Il y eut aussi les (petits) jardins à réaménager, et l'ensemble, même s'il inclut délibérément de la modernité dans les espaces et les couleurs, surtout au RDC, est magnifique, derrière des murs et des façades très quelconques.

La décoration intérieure date du 18ème siècle, mais le palais renferme des trésors de la peinture de Bellini ou GiamBattista Tiepolo. Plus de 300 toiles des 16ème et 17ème siècles y sont exposées et récemment 15 petits tableaux de Longhi y ont été ajoutés. Les premiers tableaux sont des portraits de la famille et du mariage de Francesco Querini et de Paola Priuli (une très riche famille aussi) par Palma le Vieux. Le palais est typiquement ce qu'on trouvait de mieux à l'époque des grandes familles nobiliaires de Venise avec des tas de portraits de famille (qui remplaçaient les photos). On y trouve aussi des collections impressionnantes de petits tableaux de Longhi, et 77 scènes vénitiennes du 18ème siècle par Gabriel Bella rassemblées ici. Egalement, le mobilier luxueux, les porcelaines et les statues, dans des salles superbement restaurées comme à l'époque, finissent de transporter le visiteur dans la vie fastueuse des Querini, Priuli, Dolfin, richissimes notables vénitiens.

Adresse : Campo Santa Maria Formosa, Castello

Horaires : mar-dim 10-18

Références

http://www.italie-decouverte.com/venise-le-palais-querini-stampalia/

http://venice.jc-r.net/palaces/querini-stampalia.htm

http://www.querinistampalia.org/ita/uploads/SchedeMuseo2016_ita.pdf

Le musée présente aussi des descriptions de chaque salle en plusieurs langues dont le français. Une visite sérieuse demande une grosse demie journée … (et je suis optimiste, cette villa est un vrai bijou).


v3 22/03/2019

Riche famille commerçante, les Querini Stampalia font construire le palais vers 1514 et y ont habité 300 ans en accumulant des objets et 300 tableaux des plus grands peintres vénitiens. Le dernier des Querini en fit don à la ville en 1869. La maison abrite la Fondation Querini et la bibliothèque de 200 000 ouvrages (accès restreint).

Plusieurs rénovations, dont le rez-de-chaussée et le jardin en 1960, ont redonné leur lustre aux décorations du 18ème. Le rez-de-chaussée de l'architecte Carlo Scarpa a modifié profondément la structure mais en reprend les originalités primitives, par exemple par les canaux à l'intérieur et les passerelles qui passent au-dessus.

La salle d'apparat. Lustre polychrome de Murano à fleurs, nommé ciocca, bouquet) et sept bustes sur piédestaux.

Plafond de Jacopo Guarana pour le mariage de Francesco Querini et Paola Priuli en avril 1528.

Les 7 bustes seraient les Bravi de Francesco Querini (ses gardes du corps), mais on pense plutôt à des philosophes (comme ici, de Michele Fabris, 1674), saints ou disciples (Jean Baptiste, etc)

La salle mythologique, avec sur le mur de droite le triptyque de Sebastiano Ricci (Allégories de l'aube, de l'après-midi au centre, du soir à droite) pour le mariage de Zuane Querini et Chiara Tron en 1702.

Vulcain et Cupidon (mi 16ème, inconnu). Ci-contre, au-dessus de la porte, La Chute de l'Homme corrompu (Pietro Liberi). C'est Vénus qui le pousse à terre. Noter le nain avec les cartes qui lui donne un coup de pied.

A droite l'athlète Milon de Crotone (Francesco Maffei, 1657). En-dessous, Céphale et Procris et la lance magique (Luca Giordano, 1600), enfin, Diogène et Alexandre (GB Langetti, mi 17ème env.).

Les Sibylles de Tibur, Egypte, Erythrée .

Hellespont, Phrygie, Europe.

Thèbes, Cumes, Sami. Ces tableaux viennent de Lancenigo dans la province de Trévise où la famille Querini avait une villa. Les meubles de la pièce sont en noyer de la fin du 18ème.

Perse, Lybie, Delphes (peinture vénitienne du 17ème). Des Sibylles (personnages pourtant non religieux), il y en a partout dans Venise, parce que certaines auraient prédit l'arrivée du Christ (mais c'étaient des sortes de pythies mythologiques).

La Miséricorde et la Vérité (Il Padovavino, Alessandro Varotari, 1640).

Au-dessus, La Justice et la Paix.

Salle Giovanni Bellini (vénitien, 1430-1516). ). La Présentation de Jésus au Temple (1469), très fameuse toile parce qu'on a longtemps cru que c'était un Mantegna.

On a attribué l'œuvre à Bellini seulement au début du 20ème siècle. Celle de Mantegna ici est à la Gemäldegalerie de Berlin et y ressemble fortement, mais est plus ancienne (1454).

Salon des tableaux sur bois. A plafond, deux petits amours, mi-18ème. Il contient les plus anciens tableaux de la famille.

Au-dessus de la porte : portait de Francesco Querini le jeune marié (Marco Vecellio), un d'une série de 12 tableaux il en reste 6.

A côté de la porte, haut : Madone avec Ste Catherine, Saint François, Jean Baptiste, Jean et Nicolas (Ecole de Palma, 1528).

En-dessous, Madone entourée de deux Saintes, avec Saint François et Pierre, (Palma le Vieux, 1527).

En haut, la Sacrée Famille (sagrada famiglia) et Sainte Anne, Girolamo de Santa Croce, 1527, et plus bas Judith et Holopherne (Vincenzo Catena, ca 1517) (grand classique).

De gauche à droite : Crucifixion (Michele Giambono, 1420), au centre Couronnement de la Vierge (Donato et Catarino, 1382, à droite Adoration des Mages (Francesco da Santa Croce, début 16ème).

Haut : La Conversation sacrée, ca 1540, Polidoro da Lanciano, en bas de gauche à droite Madonna col Bambino e San Giovanino (début 16ème), les Noces mystiques de Sainte Catherine (lo Schiavone, début 16ème?), Madonna col Bambino Benedicente (école Bellini fin 15ème).

Madonna col Bambino, Bernardo Strozzi, 1635. En dessous, un magnifique globe terrestre de Gilles de Vaugondy de 1754, une sphère céleste et de jolis mobiliers 18ème (chaises, table).

Salle du Maniérisme, avec quelques œuvres de Palma le Jeune, disciple du Tintoret (Santa Maria dell'Orto) …

… mais aussi de Véronèse (San Sebastiano) et du Titien (San Stefano). Plafond de jacopo Guarana (Diane, après 1750).

A gauche de la porte autoportrait, Palma le Jeune, (1606).

Droite de la porte : en haut, Baptême du Christ, en dessous Madeleine en méditation et Ecce Homo (Palma le Jeune,1600).

Sur le mur à droite, 2 Palma en haut, Adam et Eve, puis Saint Nicolas de Bari et 3 jeunes filles (1624),

En-dessous, la Conversion de Saint Paul (lo Schiavone, 1542).

Portrait d'Antonio Querini (Marco Vecellio). Mobilier des 18ème et 19ème siècles.

Salle de musique. Elle contient 30 toiles de Pietro Longhi, décrivant la société vénitienne du 18ème, dont 15 appartiennent aux Querini.

Tout à gauche, chasse à la harle à l'arc depuis le bateau, chasse au lièvre, paysanne fileuse. En bas, la journée de chasse, depuis l'arrivée du Signore, la préparation des fusils jusqu'aux postes au comptage (attention certains ont été changés) 1760 1765.

Tentation de Saint Antoine 1761, Nouveau Monde, 1756, Frateria in Venetia (satire ecclésiastique après la mainmorte dans lequel les Querini jouèrent un rôle majeur, 1761, Lion au Carnaval, 1762.

Mondo Novo, ca 1756.

En haut, la Furlana. En bas, la famille Michiel, 1780 (attention : tableaux déplacés).

La famille Sagredo. On y voit aussi une chasse au lièvre, une fileuse, la journée de chasse avec le Signore et la préparation des fusils. 1760-1765 (attention les tableaux changent de place).

Le Ridotto, 1757 . Il y a aussi la tentation de Saint Antoine, le lion au carnaval (1762), Mondo Novo (1756), à gauche de la porte, des scènes luxueuses de ce temps.

Salle des Portraits. Depuis le 16ème avec Palma le Vieux jusqu'au 18ème avec Pietro Uberti et Pasquetti, les Querini ont fait peindre les portraits de toute la famille.

En bas à gauche, Paolo Querini, ailleurs des sénateurs (Sebastiano Bombelli, ca 1680), à droite Girolamo Querini qui est aussi sur le mur de droite (grand tableau) . Mobilier raffiné et magnifique de conservation.

Philosophe (Leucippe ?) Luca Giordano 1652 (au-dessus de la porte, un sénateur).

Héraclite (Luca Giordano, 1652)

Salon Giuseppe Jappelli (ingénieur, architecte). Sur le mur de droite, Bataille de Matteo Stom, (peintre de Val Gardena).

Sur le mur à gauche, trois tableaux du Hollandais Peeter Bolckman (1674), à gauche, l'orage), au centre, la chasse au cerf.

A droite : Scène bucolique venteuse avec le gué .

Le départ du Bucentaure (Antonio Stom, 1729 ?), et au-dessus de la porte, un portrait français qui serait de Louis XIV.

Salon 19ème. dédié aux objets décoratifs accumulés par Ada Morandi et Romano Padoan, antiquaires vénitien.

Porcelaine, argenterie, verres de Bohême, Sèvres, Meissen, Bruxelles. (il y en a trop pour les décrire ici).

Gauche de la porte : Le Bijou, (Camillo Innocenti, acquis en 1906).

Au-dessus de la commode, la Modèle, magnifique (Alessandro Milesi, 19ème), acquis en 1910 à la Biennale.

Scènes de la vie vénitienne. 67 toiles de Gabriel Belli nous donnent des cérémonies, évènements, des moments religieux, sociaux et de fêtes des 16, 17 et 18ème siècles. (ci-après par colonne depuis le bas gauche, attention, tableaux déplacés).

Chansons des orphelins pour les futurs Tsars en1782, Le nouveau Ridotto, Illumination du théatre San Samuele, Fête au son des violons et violoncelle, Loto public, La banque du Rialto.

Le nouveau Doge : Le tour de la Piazza, Présentation au peuple, Election par les Quarante et un, Funérailles à Zanipolo Le Banquet public, Le Couronnement sur l'escalier des Géants (j'ai omis les murs contre les portes, voir les guides cartonnés de la salle).

Bénédiction de Pie VI à Zanipolo, Investiture du Capitan del Mar (un lointain souvenir au 18ème, reconstitué), Visite à San Nicolo lors des épousailles de la mer, Procession du Corps du Christ (tableaux déplacés), Mariage à la Salute, Entrée du Patriarche à San Pietro di Castello.

La Course de taureaux dans San Giobbe, idem au cortile du Palais ducal, idem à la gare des carrioles devant le Rialto, leCorso des courtisanes au rio della Sensa, ???, le corso noble de San Stae à Santa Croce.

Le passage des masqués le jour de la San Stefano, ???, ???, le Corso à la Giudecca, la Visite des Novices aux couvents, la Régate des femmes, le Jeudi Gras sur la Piazzetta, les Charlatans sur la Piazzetta, le Dernier jour du Carnaval sur la Piazza.

La Fête du 2 février à Santa Maria Formosa, la Nuova Fiera della Sensa, l'Antica Fiera (foire datant du moyen-âge) della Sensa, la Fête de la Vieille au Campo Santa Lucia (un jour d'interruption du Carême), la Chasse à l'ours au campo Sant Angelo.

la Nuova Fiera della Sensa (détail). Note : pour en savoir plus (car ici la place manque vraiment), reportez-vous au guide sur internet ou aux fiches de la salle).

Le Jeudi gras sur la Piazzetta (détail). Et on se plaint qu'il y du monde à Venise aujourd'hui!

La Visite des Novices dans les couvents, les Gondoles, gondoles … (les immeubles n'ont pas changé d'un iota).

La Course de taureaux (où ? la Piazza vue de la Piazzetta ?).

Le Loto public (détail).

Le nouveau Ridotto à San Moïsé. Tant de luxe, et tant d'oisifs juste intéressés par leurs tenues et leurs femmes, annoncent clairement le déclin inexorable de Venise, et Napoléon en 1797 a juste accéléré la mise en bière …

Le Défilé des courtisanes au rio della Sensa (une tradition bizarre où elles s'exhibaient devant la foule en admiration).

Note : de nombreux tableaux ont été remplacés par d'autres, certains supprimés, et le guide officiel n'est pas à jour. Mais on peut comprendre, il y a tellement d'œuvres …

Le petit Studio (dédié à Marco Ricci initiateur de la peinture des paysages à Venise).

Au plafond, les Trois Grâces, fin 18ème. Les 3 Ricci proviennent de la collection de Alvise et Gerolamo Querini Stampalia, ils datent du début 18ème.

Paysage rustique (vallée du Piave), 16ème (manque ici celui du haut : orage sur le Piave).

Campagne romaine, avec une tour médiévale, un petit lac, des colonnes et un village au fond.

Orphée et Eurydice, Federico Cervelli (3ème moitié 17ème).


Entre les fenêtres, une Diane pas très réussie (à mon avis) de Francesco Ruschi (mi 17ème) avec un croissant de Lune sur la tête.

Pan et Syrinx (la fuite), Federico Cervelli, 2ème moitié du 17ème siècle.

Chambre à coucher de la famille, style vénitien du milieu 18ème siècle. Les murs exposent la série des 7 sacrements commandés tout exprès à Pietro Longhi. C’est dire à quel point les Nobles Vénitiens étaient tout de même assez pieux. Ils pensaient beaucoup à l’au-delà et à leur salut. Ils dépensaient des fortunes pour l’Eglise, les lieux de culte, les Scuole caritatives, et aussi les donations et les legs.

Mais l’Administration veillait et il arriva souvent que des Ordres, des confréries, et même les Jésuites fin 16ème, étaient punis, privés de leurs biens (mal acquis …) ou extorqués sous la pression religieuse. Plafond de Jacopo Guarana (néoclassique toujours), pour les noces d'Alvise Querini et Maria Teresa Lipppomano le 12 octobre 1790.

Le Baptême.

La Confirmation.

La Confession.

La Vierge et San Giovanino adorant le petit Jésus, Lorenzo di Credi, ca 1480.

La Communion.

Le Mariage.

L'Extrême-onction.

L'ordination.

Le boudoir. Petit salon où la maîtresse de maison sitôt levée recevait fournisseurs et amis. Restauré en 2000, on y découvrit des stucs polychromes dans des couleurs pastel.

Caterina Contarini Querini (Alessandro Longhi, ca 1758). En bas à gauche, deux natures mortes de Jan van Kessel le Jeune.

En haut, Paysan assis qui boit, et Paysanne avec un chien (Michael Sweerts, mi 17ème), plus bas Promenade, et Concerto des amants, (Pietro della Vecchia).

Sur l'autre mur, deux scènes d'auberge, Bartolomeus Molenaer, ca 1640, en-dessous, rencontre et séparation des amants, Pietro della Vecchia.

Le Salon rouge, de la couleur de la tapisserie, expose des personnages illustres de la famille Querini. Derrière le Murano, Andrea (Provéditeur Général pour la Dalmatie et l'Albanie), Bernardino Castelli 1794, puis Girolamo (Provéditeur Général de la Mer), Fortunato Pasquetti 1754.

A gauche, Angelo Maria (Cardinal, (1727), et à droite Girolamo (Procurateur de Saint Marc) (Sebastiano Bombelli, 1670) .

Le plafond de Jacopo Guarana (fin 18ème) richement décoré sur une corniche? Sur les côtés dans cette lunette ici, scène de mariage .

Vénus et Eros .

Bacchus couronne Ariane.

Sacrifice à Minerve .

Apollon sur son char.

Salon vert. Exemple de salon privé du 18ème, il est resté intact, conserve son mobilier de bois laqué vert olive à fleurs (d'où son nom). Lustre, évidemment de Murano (19ème) .

Plafond de Jacopo Guarana (mi 18ème), une Allégorie nuptiale avec autour 4 petits ronds de danseuses représentant les saisons, et 2 lunettes avec des jeux de putti.

Daniele IV Dolfin, Procurateur et Général del Mar, Giambattista Tiepolo, 1755.

Gian Francesco Querini, Procurateur de Saint Marc (Pietro Uberti, ca 1716).

Petite galerie des stucs. Les frères Castelli ont été commandés pour décorer cette pièce de stucs délicats du 18ème siècle. Les murs rappellent la chasse, la musique, la vie en province, en mode antique.

Francesco Querini (Palma le Vieux, Jacopo Negretti, 1528, le peintre, mort le 30 juillet 1528, n'a pas terminé cette œuvre et la suivante).

Paola Priuli, sa femme épousée le 23 avril 1528, idem. Palma le Vieux était le peintre de la famille au début du 16ème siècle.

Salle à manger du 18ème. Deux petits lustres de Murano du 18ème, et un plafond à corniche décorée de feuilles de laurier.

Plafond encore de Jacopo Guarana, avec deux fresques : Aurore au centre, et dans la lunette, Apollon et une Muse.