Balades au calme dans Venise

Dorsoduro Centre

Une balade longue, aisément découpable en deux promenades d’un jour pour ceux qui ont le temps (ou alors se lever tôt …), dans la partie centrale du sestière de Dorsoduro. Il y a trois autres itinéraires sur Dorsoduro, beaucoup plus calmes : l’un, Dorsoduro Nord, couvre la partie ouest (déserte en général mais très riche de choses à voir), le deuxième, Dorsoduro Est Accademia, entre dans les détails autour de la Salute, le troisième, Dorsoduro Giudecca est consacré à la Giudecca. A noter aussi (proximité) un itinéraire consacré à l’île de San Giorgio Maggiore (Jardins, église, Fondation Cini, musées). Libre à vous de mélanger et prendre des parties de chacun pour organiser vos journées.

Bien sûr, on ne passe pas loin des Carmini (Chiesa et Scuola ; Itinéraire Dorsoduro Nord), de l’Accademia (Dorsoduro Est) ni des Gesuati sur les Zattere (Dorsoduro Est). On est libre d’y aller dans ce parcours.

Notes :

  • Les numéros 01, 02, ... se rapportent aux lieux numérotés sur la carte.
  • Les lettres (a), (b), ... se rapportent aux endroits sur la carte où on peut manger ou boire rapidement (en général très bon et adapté à une journée de découverte).
  • Les références REF : des références vers les guides pour en savoir plus (pas toujours), et éventuellement un lien vers une page du site (référence commençant par JCS-xxxxxx , la page étant aussi accessible dans la liste à gauche des églises et des palais).

Guides en photos disponibles (voir menu à gauche) pour :

San Trovaso (14), San Sebastiano (19), Angelo Raffaele (21), (facultatif : SM dei Carmini et Scuola dei Carmini), Ca’Rezzonico (29).

Rev3 17/04/2019

01 VP1 à Ca'Rezzonico. Prendre la calle del Traghetto qui longe le Palais (hôtel) Stern et arriver au

02 Le campo San Barnaba. Aéré, cool, siège d'un marché-brocante, avec des cafés autour et des super glaces chez GROM, et son puits avec Saint Antoine de Padoue sur le côté opposé à la porte de l'église. Rester sur la gauche et commencer la

03 Calle Lunga San Barnaba. Cet endroit a donné le nom aux Barnabotti : c'étaient les nobles ruinés ou pauvres laissés pour compte après une faillite ou simplement les héritages réservés aux autres de la fratrie. Il y en eut de plus en plus et malgré leur statut de membres du Grand Conseil, beaucoup n'avaient rien pour vivre et marchandaient leurs votes au Sénat aux Riches. Le Sénat leur allouait un subside et avait construit autour de San Barnaba des maisons pour eux. Tourner à gauche dans la Calle Lunga San Barnaba, arrivé à une osteria (Osteria San Barnaba),

(a) Osteria Ai 4 Feri Calle Lunga San Barnaba 2754, trattoria excellente (petit, poissons légumes)

Prendre à gauche dans

06 Calle delle Turchette, traverser le traverser le rio del Malpaga par le pont du même nom (ex couvent des Ermites à la façade jaune sur la droite).

En continuant tout droit, on est sur la Fondamenta di Borgo qui est une courbe très longue et élégante, prenez-la jusqu’au pont suivant se trouvant tout près, et prendre à gauche dans

04. Calle delle Eremite (étroite, avec le sottoportego au milieu). On tombe alors sur

05 Fondamenta della Toleta et son rio, et également beaucoup de monde. Faire une digression sur la gauche et traverser le ponte Lombardo pour aller voir sur la droite un magasin orné d’une magnifique 06 Tête de licorne (on se demande combien de temps personne ne la volera …). Revenir sur ses pas, retraverser Ponte Lombardo, et continuer sur

07 Calle della Toleta qui suit le rio, puis bifurque sur la gauche. Ici les cartes vénitiennes sont folkloriques (il faut avouer qu’avec ces rii, ces sottoporteghi et ces calle étroites et biscornues, le géomètre n’a pas la vie facile). Elle aboutit à

08 Fondamenta Sangiatoffeti ou Bolleni (à gauche). Prendre le quai à droite, et traverser au

09 Pont San Trovaso suivant (début du Campo San Trovaso où on ira juste après).

(b) Cantine del Vino gia Schiavi, super cichetti et vins

Prendre à droite du pont

10 La Fondamenta Nani (le palais est juste là, mais on le voit mieux du campo San Trovaso en face).


De là on voit très bien l’atelier du squero où les spécialistes des gondoles les remettent en état. Il y en avait beaucoup à Venise, il n’en reste que quelques-uns. La gondole, spécialité exclusive de Venise, est l’embarcation emblématique de la ville depuis plus de 1200 ans. Conçue pour le transport des personnes, elle obéit à des règles de construction (taille, bois, fers, etc) très rigoureuses.

La peinture noire a été imposée à tous afin de faire cesser les excès de décorations luxueuses que les Nobles s’attachaient à créer pour se distinguer. Elle a aussi perdu son toit. Aujourd’hui, les « squeraroli » sont encore des hommes très vigoureux qui principalement maintiennent l’existant. Et ici à San Trovaso il y a encore de l’activité.

Pousser jusqu’aux

11 Zattere. On se trouve au miieu des fameux Zattere, les quais bordant la face sud de Dorsoduro, en face de la Giudecca. Sur la gauche (on visitera plus tard), l’église des Gesuati, et tout au bout la Punta della Dogana. Zattere vient du nom des radeaux qui descendaient le Pô et d’autres rivières, et arrivaient à Venise aux quais et aux immenses entrepôts comme celui du sel pour décharger leurs cargaisons (et bien sûr refaire le plein pour repartir avec des denrées de Venise ou arrivées de l’Orient).

Prendre à droite, traverser le rio San Trovaso et remonter vers l’église en traversant le rio degli Ognissanti.

12 Campo San Trovaso. Une partie est toute minérale (il y fait chaud l’été), l’autre avec un petit carré de pelouse, les deux possèdent un joli puits.

Bien regarder cette façade, pour trouver les quelques différences avec l’autre façade (il y en a malgré leur ressemblance étonnante).

En marchant vers l’autre campo herbeux, on voit bien mieux le

13 Palais Nani. Ici une anecdote bien vénitienne (très résumée) : une servante du palais alla un jour puiser de l’eau pour une vieille dame habitant à côté. Son seau s’arrête en chemin car un torse d’homme bloque la descente. Horreur dans le quartier, d’autant qu’on retrouve les deux jambes mutilées dans un autre puits, puis la tête (qui est embaumée et exposée au public pour la reconnaissance). … Mais un bout de papier trouvé sur ces restes est reconnu par un citoyen de Padoue : arrivé à Venise, il reconnait son frère décapité, et indique à la police qu’un palefrenier d’un palais Dolfin voisin aux Zattere aurait une relation avec la femme de son frère. La police arrête l’amant Stefano Fantini et la femme du trucidé, Veneranda Porta, qui furent décapités en 1780.

14 San Trovaso et le campo, assez grand (et un grand puits) et minéral quand on y arrive, mais sur son côté droit une grande pelouse et un autre puits (décoratif ?) donne un peu de vert à l'ensemble. Voir absolument le guide en images REF JCS-Dorsoduro-San Trovaso.

Lun-Sam 14:30-17:30.


Refaite en 1584 sur une très ancienne église dédiée aux martyrs Gervasio et Protasio, elle arbore deux façades palladiennes presque identiques et renferme des œuvres des Tintoret et un Palma le Jeune. Aller sur l’autre côté voir le palazzo Nani et les deux puits (et même aussi, un peu d’herbe qui pousse ici par magie). La visiter par l’entrée ouest (où un masque grimaçant est planté dans le mur au-dessus de la porte du campanile, comme à Santa Maria Formosa). Contourner l'église (admirer le Palais Nani en face). Revenir au sud et prendre sur la droite la Fondamenta Bontini qui longe le rio degli Ognissanti. Normalement à partir de là, il n’y a plus personne.

15 Juste avant pont suivant (ponte Borgo), faire une digression à droite sur le quai de la Fondamenta Borgo.

Ici tout est calme, et au bout de 150m se retourner pour revoir le pont avec en fond une magnifique vue. Revenir et prendre le pont à droite, on arrive à

16 Eglise des Ognissanti. Pas de chance, elle est toujours soit en travaux, soit fermée, mais on peut se promener dans l’entrée et les jardins. S’arrêter à l’hôpital de gériatrie de Venise et entrer dans les beaux jardins.

En 1472, un hospice y est créé avec une première église et un monastère. Tout est refait en 1505, avec un église haute à 3 nefs (l’intérieur semble magnifique, mais faute d’avoir pu y pénétré, pas d’informations ici ; serait-elle dédiée aux patients de l’hôpital ?).

Ne pas manquer de voir sur la droite un deuxième squero célèbre,

17 Le squero Tramontin, encore en activité. Mais on sent que la fin est proche et que des millions de connaissances et d’expertises vont bientôt passer dans l’oubli.

Ne pas continuer tout droit sur Calle della Chiesa mais prendre à gauche pour rejoindre un moment les quais des Zattere « Porto Lungo ». et tout de suite après, à droite pour entrer dans le

18 Campo San Basegio (San Basilio, dont l’arrêt du Vaporetto est au quai). Carré de calme avec un café sympa, excellent pour une pause quand il fait chaud.

On le quitte en remontant le rio di San Sebastiano et on aperçoit rapidement au pont suivant


19 San Sebastiano. (église Chorus, Lun-Sam 10:00-17:00), c'est l'église des débuts de Véronèse ! voir le guide en images REF JCS-Dorsoduro-SanSebastiano.

Fondée sur une église elle-même remplaçant un oratoire dédiée à Marie et à Saint Sébastien (qui avait sauvé le quartier de la peste en 1464), l'église actuelle est bâtie à partir de 1506 par Antonio Abbondi (le Scarpagnino).

L'abbé Torlioni natif de Vérone, fit ajouter les 6 chapelles pour les vendre cher aux Patriciens, et demanda à son ami le Véronèse d'en décorer l'intérieur.

On y voit au plafond trois épisodes de la vie d'Esther et Assuerus. Aux murs les tableaux du Véronèse (Saint Marc et Saint Marcellin au supplice, le martyre de Saint Sébastien, 1565, l'orgue et ses panneaux peints, toujours par Véronèse, avec la Piscine probatique si fermé et la présentation au temple si ouvert, les fresques en trompe-l'œil des sibylles, etc), et dans le chœur un magnifique Madone en gloire avec les Saints Sébastien, Catherine, Pierre et François.

Pourquoi eux ? Simplement parce que cette commande de la famille Corner se devait de montrer des Saints dont les prénoms étaient ceux des illustres Corner (Catherine de Chypre). On y trouve aussi le buste et la pierre sépulcrale du peintre (Matteo Cornero, 1588), ainsi qu'un Titien (Nicola de Bari, 1563). Ne pas manquer la sacristie, elle aussi décorée par Véronèse (plafond) et l'école de Pitati, Antonio Palma, De Voos aux murs. REF GB 160, EDV 326, GV 128, En sortant tourner à gauche pour le

20 Campo San Raffaele, et s'il est midi

(c) Pane Vino et San Daniele, super-restaurant pas cher, connu des vrais Vénitiens, sur le campo au calme et sous les parasols.


Sinon on peut se reposer un peu avant de poursuivre en traversant le campo et en longeant par la gauche l'arrière de l'église

21 Angelo Raffaele. Il aurait existé ici une église au 7ème siècle, mais après moult reconstructions, l'église actuelle date de 1639, avec des travaux supplémentaires en 1740. Au centre de la façade (côté rio), une niche abritant Saint Raphaël tenant par sa main Tobie et son chien. En forme de croix grecque, cette haute nef contient un orgue remarquable des frères Callido (1821) orné sur sa tribune de tableaux de Gian Antonio Guardi (frère de Francesco) avec des scènes de la vie de Tobie (1749).

Voir aussi une Cène de Bonifazio de Pitati, un retable de Saint Antoine du même artiste, dans l'autel deux statues de Gianmaria Morlaiter, le châtiment des serpents d'Antonio Vassillacchi (1588), dans la chapelle de l'Assomption un Palma le Jeune (Saint François reçoit les stigmates). REF EDV 327, GV 128, JCS-Dorsoduro-AnzoloRafaele. Sortir vers le rio à droite, et passer le ponte del Cristo pour voir juste en face un Christ polychrome du 15ème siècle d'une part et d'autre part, à sa droite (si c'est ouvert) une porte (au 2364) qui donne sur un jardin : c'est le

22 Potager du palais Minotto, jardins potagers réservés au troisième âge avec ses cabanes et ses légumes (ça change du minéral vénitien).

A partir de là, on reste sur la Fondamenta Barbarigo, qui devient Fondamenta Briati.

(d) Da Codroma, Ponte del Soccorso 2540 (tlf sauf Dim et Lun) cichetti, poissons

Depuis le ponte del Soccorso, on voit à droite le Palazzo Zenobio (Collegio Armenio) visité dans l’itinéraire Dorsoduro Nord, et à gauche la palazzina Briati Foscari, magnifique édifice gothique appartenant à l’Université Foscari), et juste après

23 Dans le jardin d’une belle maison, (qui rappelle celles construites à l'époque par les Patriciens sur la Terre Ferme) se trouve à droite une colonne qui provient du temple de Poséidon au Cap Sounion en Grèce (440 AVJC) rapportée comme butin par un amiral autrichien en 1826, elle surmontée d'un lion REF VIS 351.

Arrivé au pont suivant, on peut faire une digression vers le nord dans les quartiers plus récents mais sympathiques. (24) Par exemple au pont du rio Briati, à gauche dans Fondamenta Rossa, puis à droite et on traverse le rio pour la Calle Larga Ragusei, puis à droite dans le Rio Nuovo, à droite pour la Fondamenta Malcanton et on prend le deuxième pont à gauche pour rejoindre par la Calle del Forno le campo Santa Margherita. Facultatif en une journée, intéressant si on découpe en 2 jours.

En face on peut voir le Collège arménien (Palazzo Zenobio), visité dans l’itinéraire Dorsoduro Nord).

Arrivé au pont suivant, on peut faire une digression vers le nord dans les quartiers plus récents mais sympathiques. (24)

On continue jusqu’au prochain pont (Carmini) pour traverser devant l'

L’église des Carmini. Déjà vue par ailleurs, on la délaisse en regardant tout de même les patères de son porche donnant sur la Scuola, et en tournant, si le temps le permet, on peut faire le tour du

25 Campo Santa Margherita. On l’a déjà parcouru dans l’itinéraire Dorsoduro Nord. Passer à droite l'ancienne Scuola dei Varotari (Fourreurs) de 1725,


ce qui rappelle que des canaux existaient ici avant d'être enterrés et que le campo prenne sa forme définitive au 19ème siècle. REF CM 110, EDV 330, GV127, GB 158.

Revenir à l’église des Carmini et prendre à gauche. Tout de suite sur la droite, on a l’entrée du potager de l’église, avec aussi l’imposant campanile qui se dresse derrière. Un endroit calme à ne pas rater si c’est ouvert.

En sortant, prendre à droite pour rejoindre le rio San Barnaba au


26 Ponte delle Pazienze. Contre le mur à droite, sur la maison rouge, un magnifique capitello avec une Vierge fleurie derrière une grille, sur la droite, un porche fermé aux piliers de marbre un peu penchés par le temps avec de la végétation rare mais toujours embellissante.


Après le pont prendre le quai à gauche et on arrive vite au

27 Ponte dei Pugni. Fameux pont de Venise s'il en est, peint par de nombreux artistes. REF EDV 234 On y trouve (comme à Santa Fosca à Cannaregio), les traces de pas qui délimitaient le départ des fameuses batailles entre Nicolotti (venant de San Nicolo dei Mendicoli à Dorsoduro, rejoints par ceux de San Polo, Santa Croce et Cannaregio) et Castellani (venant du Castello au départ, essentiellement des Arsenalotti, rejoints par ceux de San Marco et Dorsoduro est), où les protagonistes s'empoignaient violemment et tombaient dans les canaux (il n'y avait pas de parapet) pour pouvoir planter leur drapeau (rouge ou noir) au milieu du pont. Les Nicolotti, partaient en bande provoquer les Castellani. Ils portaient un bonnet noir et une écharpe de même couleur. Les Castellani portaient un bonnet rouge et une écharpe rouge.

Il y avait entre ces deux factions des bagarres mémorables, quelquefois avec des morts, mais rarement, ils aimaient se bagarrer mais pour l’honneur plus que pour le pouvoir. Les « jeunes des banlieues » n’ont rien inventé (avec l’honneur en moins).

L’origine de ces combats fut peut-être le fait qu’un curé de San Pantalon pas loin près de Santa Margherita dans Dorsoduro s’était vu imposer une dîme par l’évêque de Castello donc de Venise. En réaction les habitants du quartier de San Pantalon étaient allés trucider l’évêque.

Et avec le temps des règles se sont construites et à la fin l’objectif n’était pas que de se taper dessus et se faire balancer dans le rio, mais de planter son drapeau au milieu du pont par tous les moyens.

Au début on les appliquait avec des duels à mains nues ou avec des bâtons, mais très souvent cela se terminait par une empoignade générale. En 1705 après un combat très violent (au couteau), on décida d’interdire les bagarres de poings (on utilisait aussi des baguettes et des bâtons). La rivalité se tourna vers d’autres compétitions comme les « pyramides d’Hercule », espèces de pyramides humaines très populaires à Venise, où la plus haute était déclarée vainqueur (mais cela n’empêchait pas les bagarres quand même).


Au musée de Nuremberg on peut voir un tableau de Josef Heintz le Jeune (1673) représentant le fameux combat sur le Ponte dei Pugni (Pugni signifie poings, et le pont était dépourvu de parapet). Le pont de Santa Fosca possède 4 traces de semelles aux coins, définissant les points de départ des assaillants devant planter leur drapeau au sommet du pont (quand ils y arrivaient …). Dans le même esprit, l’église de San Trovaso, déjà vue, comporte deux façades identiques (presque) et deux portails d’entrée.

Avant de traverser, ne pas manquer le bateau du maraîcher avec sa voile-parasol verte, vestige vivant des us et coutumes anciennes à Venise où les maraîchers des îles (Mazzorbo, Vignole, …) venaient vendre leur production ailleurs qu'au Rialto. Il y en a d'autres comme cela, en particulier au bout de la Via Garibaldi a Castello en allant vers San Pietro.

Traverser le pont et prendre le Rio Tera sur quelques mètres avant de tourner à droite dans Calle del Scaleter et revenir à droite vers le rio (ou prendre directement après le pont la Fondamenta Rezzonico pour atteindre

28 L’entrée et le jardin de la Ca’ Rezzonico. Havre de calme, avec un parterre de verdure, les vieux murs sont ornés de statues. Sur le portail, d’autres statues dont une Vierge protégée d’un toit en forme d’ombrelle (il y en a des dizaines comme cela dans la ville).

29 Visite du Musée (2h pour cette fois, il faut y aller plusieurs fois pour tout apprécier). Guide en images sur JCS-Dorsoduro-Ca ’Rezzonico.


En 1649, Filippo Bon décide de reconstruire les deux vieilles maisons de famille avec l'architecte Baldassare Longhena (1597-1682). Archétype du style baroque et inspirée de la Ca'Grande Corner, elle est arrêtée en 1682 à la mort de Longhena, sans le 3ème étage, elle ruina la famille Bon et on la laisse avec un toit de bois.

C'est alors que Giambattista Rezzonico, Nouveau Noble par l'argent (il devint patricien en 1648 contre 1 million de ducats) la rachète pour 60000 ducats, et fait appel à Giorgio Massari (ou Masari) qui achève l'ensemble en 1753. Pendant ce temps, à l'intérieur, Tiepolo, Visconti, Diziani et Guarana peignent les plafonds et les murs. La maison fut rachetée par la Ville et transformée en musée en 1935, faisant appel à Lorenzetti pour remeubler et redécorer les pièces au goût du 18ème siècle, en récupérant les œuvres (tableaux, meubles, plafonds entiers, alcôves) depuis d'autres palais vénitiens et des fonds des autres musées civiques.

Les salles avec des plafonds de Tiepolo splendides, la série des scènes de la vie de Longhi, 264 tableaux à l'étage (Giordano, Piazzetta, Grassi, Pittoni, Palma, etc., ce musée mérite au moins 2 visites, donc pour cette fois, les salles décorées suffiront seules au bonheur du début de journée. Site web http://carezzonico.visitmuve.it/ REF EDV 332, GB 150, GV 126.

On peut sortir par la porte donnant sur le Canal et prendre à droite le petit pont de bois qui amène au Vaporetto.

FIN DE L’ITINERAIRE